La charte en 10 points définit les droits fondamentaux des passagers de croisière.
Deviendra-t-elle aussi célèbre que la vraie "Bill of Rights", qui définit la Constitution américaine ? Rien n'est moins sûr. Mais la nouvelle "Bill of Rights" de l'industrie de la croisière est une déclaration d'intentions qui pourra servir d'argument marketing pour rassurer des clients.
C'est la Clia, l'association internationale des compagnies de croisières, qui a élaboré cette charte en 10 points, chargée de définir les droits fondamentaux des passagers de croisières. 10 points qui font écho aux différents incidents et accidents survenus dans l'industrie depuis deux ans.
Ainsi, est cité comme un droit le fait de pouvoir débarquer si des provisions essentielles venaient à manquer à bord, ou si les toilettes ne fonctionnaient plus (on pense à la dérive pendant plusieurs jours du Carnival Triumph dans le golfe du Mexique en février dernier, lire notre article, mais aussi à celle du Costa Allegra au large des Seychelles en février 2012, lire notre article).
Suivent différentes allusions au droit d'avoir un personnel de bord qualifié en cas d'urgence et une équipe médicale digne de ce nom, à celui d'être logé et pris en charge si le débarquement devait avoir lieu à un autre endroit que prévu…
D'autres droits évoqués concernent davantage les politiques commerciales des compagnies, comme celui d'être remboursé entièrement si la croisière est annulée à cause d'une panne mécanique, et remboursé partiellement si la croisière se termine plus tôt que prévu.
Les "10 commandements" de la Bill of Rights de la croisière ont été approuvés à l'unanimité par les compagnies membres de l'association : cette déclaration devra être mise en ligne sur les sites des compagnies.
C.R.