Trains : la France déraille, le Japon s’égare

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Au Japon, le moindre retard donne lieu à une litanie d'excuses de la part du chef de bord.

Au Japon, le moindre retard donne lieu à une litanie d’excuses de la part du chef de bord. ©DR

Si la France et le Japon possèdent les deux trains les plus rapides du monde, le TGV d’un côté et le Shinkansen de l’autre, les points communs entre les systèmes ferroviaires des deux pays divergent très fortement en matière de… ponctualité. Lire la suite

Quand l’hôtellerie se politise

Dis-moi dans quel hôtel tu descends et je te dirai pour qui tu votes ! Si vous pensez que ce nouvel adage est fantaisiste, regardez plutôt ce qui se joue aux Etats-Unis…
A Washington, la fille d’un richissime promoteur immobilier hongkongais annonce l’ouverture au printemps prochain du premier hôtel de sa nouvelle marque Eaton Workshop. Le concept ? « Mélanger l’hôtellerie avec le changement social ». Tout un programme !

Sans jamais citer son nom, la nouvelle marque entend se positionner comme un lieu de critique et de résistance à la politique de Donald Trump. Et les concepteurs de citer leurs 3 grandes références : la Warhol’s Factory, le festival alternatif du Burning Man et L’Année de tous les dangers, le film du réalisateur australien Peter Weir sur la tentative de putsch en 1965 en Indonésie.

Un deuxième Eaton Workshop devrait ouvrir ses portes à Hong Kong au cours de l’année 2018 et deux autres projets sont programmés en 2019, à San Francisco et Seattle. De quoi séduire les voyageurs du camp démocrate.

Les partisans républicains de Donald Trump préfèreront quant à eux voter pour Trump Hotels. La chaîne fondée par le président américain compte 8 adresses aux États-Unis et 5 hôtels à travers le monde, au Canada, au Panama, en Irlande et en Écosse. Les affaires ne sont toutefois pas simples : la Trump Organization vient d’annoncer son retrait du Trump SoHo à New York, qui sera bientôt rebaptisé. Un nouveau revers, après le départ de Toronto en avril. Trump Hotels va devoir revoir ses emplacements en fonction de la carte électorale…

La politisation de l’hôtellerie va-t-elle gagner la France ? Pour l’heure, pas question de transformer l’hôtel de Matignon en Relais & Châteaux ni d’ouvrir aux touristes le fort de Brégançon, le lieu officiel de villégiature estivale du Président

Le groupe AccorHotels a toutefois fait le buzz en mai dernier en accueillant Nicolas Sarkozy au sein de son conseil d’administration. L’ancien président de la République préside désormais un nouveau comité dédié à la stratégie internationale. Mais Emmanuel Macron semble en faire peu de cas : lors de son dernier déplacement à Lille la semaine dernière, le président a passé la nuit à l’hôtel Mercure de Roubaix. En France, l’hôtellerie reste œcuménique !

Les hôteliers n’aiment pas les coups de Solère

Face au montant abyssal de la dette publique française, plus de 2000 milliards d’euros l’an dernier, et à un déficit public qui devrait atteindre 76,5 milliards d’euros cette année, le député du groupe les Constructifs Thierry Solère a une idée : lors de l’émission « Les 4 vérités » sur France 2, le 7 novembre, il a proposé de réaliser des économies sur le logement des députés en les hébergeant dans des appartements Airbnb.

De quoi faire bondir l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) et le Groupement national des indépendants de l’hôtellerie restauration (GNI). Didier Chenet, président du GNI, juge ces propos « totalement déplacés » tandis que l’UMIH a adressé une lettre ouverte au député pour lui faire part de sa « stupéfaction totale face à une telle proposition ».

« Nous attendons d’un membre de la représentation nationale qu’il assure notamment la promotion des acteurs de l’économie réelle, c’est-à-dire des 17 000 hôtels en France qui emploient 200 000 salariés en France, génèrent 17 milliards d’euros de recettes mais qui surtout s’acquittent pleinement de leur devoirs fiscaux en reversant leurs impôts et cotisations en France« , écrit l’UMIH, qui poursuit : « en promouvant publiquement Airbnb, vous légitimez une activité opaque, alors que 85% des revenus des loueurs ne sont pas déclarés selon un rapport de la commission des finances du Sénat. Vous légitimez un géant de l’Internet employant uniquement 50 personnes en France qui use et abuse des failles des systèmes français et européen pour s’acquitter seulement de 90 000 euros d’impôts, quand le chiffre d’affaires généré par la location de meublés de courte durée sur le sol français est de l’ordre de 2 milliards d’euros ».

La démonstration est cinglante ! Et Didier Chenet, président du GNI, d’enfoncer le clou : « au lieu de stigmatiser nos hôteliers et d’arguer que « l’hôtel c’est très cher à Paris », il vaudrait mieux, monsieur le Député, travailler à ce que ces hébergements sortent de la clandestinité, se déclarent, respectent la loi et payent des impôts… Les rentrées d’argent seront bien plus importantes que les quelques pseudo-économies évoquées pour le logement des parlementaires. »

La proposition de Thierry Solère est en tout cas symptomatique de l’ubérisation de la société : Airbnb est à ce point entré dans les habitudes des consommateurs qu’un député en vient à proposer de façon naturelle à l’État d’y avoir recours. Et pourquoi ne pas proposer de remplacer les voitures de fonction par des Uber, de boucler le budget de l’Etat sur la plateforme de financement participatif Ulule et d’organiser les voyages officiels sur Ryanair ?

Plus sérieusement, si l’UMIH et le GNI sont dans leur rôle en interpellant le député, les deux organisations doivent en parallèle s’interroger sur cette évolution des mentalités. Comment faire en sorte que les clients retrouvent le chemin des hôtels plutôt que de passer par Airbnb ? Plusieurs chaînes hôtelières tentent déjà d’apporter des réponses, notamment AccorHotels avec sa nouvelle marque Jo&Joe ou IHG avec son Open Lobby. Au-delà de la loi, les hôteliers vont devoir trouver des idées… solaires.

Un resort aux Maldives invente l’Instagram Butler

La prochaine fois que vous vendrez un séjour aux Maldives, commencez par demander à vos clients s’ils sont ou non accros aux réseaux sociaux. Si vous vous rendez compte qu’ils ont le tweet aussi facile que Donald Trump et qu’ils ne vous parlent que de leurs followers, proposez sans hésiter un séjour au Conrad Maldives Rangali Island. Lire la suite

L’avion électrique d’Easyjet gaze sur Internet

Easyjet a décidément l’art du buzz. Alors que la question de l’environnement s’invite régulièrement à la Une de l’actualité, la low cost a dévoilé la semaine dernière son projet d’avion électrique, mené en partenariat avec la société américaine Wright Electric. Une annonce gagnante puisque la compagnie aérienne a totalisé un nombre impressionnant d’articles dans les journaux du monde entier.

L’information a, il est vrai, de quoi faire rêver : Easyjet déclare son intention de vouloir faire voler des avions à propulsion électrique sur ses lignes moyen-courriers d’ici 10 ans seulement. L’appareil pourra, selon les versions, transporter 120 à 220 passagers, sans aucune émission de CO².

Wright Electric se montre toutefois un peu plus mesuré. Sur son site, l’objectif passe de 10 ans à 20 ans… Et nombre d’experts s’interrogent sur la faisabilité et les délais d’une telle entreprise. Mais qu’importe, l’information est lancée ! Et elle arrive à point nommé pour EasyJet, en prise avec une actualité pas toujours radieuse ces derniers temps.

Easyjet veut faire voler des avions à propulsion électrique sur ses lignes moyen-courriers d’ici 10 ans seulement. ©EasyJet

En juillet, la low cost a annoncé le déménagement de son siège en Autriche, pour prendre les devants du Brexit, et son PDG, Carolyn McCall, a annoncé son départ à la fin de l’année. Pire, la compagnie a affiché une perte de 212 millions de livres sterling lors de son premier semestre fiscal, d’octobre 2016 à mars 2017. En juin, on apprenait aussi qu’une centaine de modifications et de suppressions d’emplois sont à l’ordre du jour en Europe. Sans compter cette mauvaise publicité en janvier dernier avec une condamnation à 60 000 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Bayonne pour avoir refusé l’embarquement d’un handicapé. A défaut de voler tout de suite, l’avion électrique permet à EasyJet de s’offrir un peu d’air !

L’hôtellerie en pleine lucarne

Le footballeur Cristiano Ronaldo a déjà ouvert deux établissements au Portugal. ©Pestana CR7 Hotels

Le footballeur Cristiano Ronaldo a déjà ouvert deux établissements au Portugal. ©Pestana CR7 Hotels

La bonne connaissance des différents championnats d’Europe de football va-t-elle devenir une épreuve obligatoire du BTS Tourisme ? On n’en est pas encore là mais le football s’invite bel et bien dans le monde de l’hôtellerie ! Lire la suite

L’Hyperloop à la loupe

L'Hyperloop à la loupe

Plusieurs routes sont d’ores et déjà prévues en Europe et aux Etats-Unis, notamment Chicago-Pittsburgh, Los Angeles-San Diego et Miami-Orlando.

Alors que la SNCF vient d’abaisser considérablement les temps de trajets de ses TGV dans l’ouest, avec Paris-Bordeaux en 2 heures au lieu de 3 heures précédemment, le TGV file-t-il vers sa retraite anticipée ? Face au TGV, un ambitieux projet américain est en train d’avancer à grande vitesse, l’Hyperloop. Un nouveau défi lancé par le milliardaire Elon Musk, co-fondateur de Paypal et fondateur de Tesla Motors et SpaceX, deux pépites technologiques. Lire la suite

Bahreïn, voyage au pays de l’or noir

Les vieilles pierres du fort de Qal’at al-Bahreïn face aux tours de verre de Manama.©DF

A moins d’être passionné(e) de Formule 1 ou d’avoir des proches qui travaillent dans le pétrole ou dans les banques off-shore, il y a peu de chance que vous connaissiez le royaume de Bahreïn. Ce discret pays de 1,3 million d’habitants, posé au milieu des eaux translucides du Golfe persique, entre Arabie Saoudite et Qatar, se lance désormais à la conquête des touristes, afin de diversifier ses sources de revenus. La destination vient d’ouvrir un bureau de représentation en France et c’était donc l’occasion de s’envoler pour l’archipel pour se faire une opinion. Lire la suite