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Transport

L'avenir s'assombrit pour Alitalia


Publié le : 25.04.2017 I Dernière Mise à jour : 25.04.2017
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Le nouveau plan de sauvetage de la compagnie a été rejeté par plus de 70% des salariés. I Crédit photo ©Wikipedia

Le refus du plan de relance par les salariés pourrait entrainer la liquidation de la compagnie nationale italienne.

Alitalia va-t-elle disparaître du paysage aérien européen, malmenée par des crises à répétition ? Les salariés de la compagnie ont rejeté lundi le plan de relance drastique présenté comme celui de la dernière chance pour la compagnie aérienne italienne qui risque désormais la liquidation, a annoncé la direction à l’AFP.

Près de 90% des 12 500 membres du personnel ont participé à la consultation entre jeudi et lundi après-midi. Dans la soirée, le non a dépassé la barre des 50% bien avant la fin du dépouillement. La participation au référendum avait été très élevée. Et finalement, selon le syndicat USB, quelque 70% des salariés se sont prononcés contre.

Cet ultime plan de relance prévoyait 1 700 suppressions d'emploi et une baisse de salaire de 8% (en moyenne). Le gouvernement romain, qui a fait office de médiateur ces dernières semaines, avait répété tout le week-end qu'il n'y avait pas de solution alternative. La trésorerie vient à manquer. Les actionnaires – Etihad Airways (49%), UniCredit, Intesa Sanpaolo, etc – ne veulent pas réinjecter de capitaux.

Sarcastique, un expert commente le fonctionnement d’Alitalia : "la compagnie a permis de donner des fonctions prestigieuses à des amis politiques, de blanchir de l’argent, de procurer des emplois à des électeurs, etc. Jamais elle n’a envisagé d’effectuer sérieusement du transport aérien." L'hypothèse la plus probable est celle d'une activation de la procédure d'"administration extraordinaire" publique en vue d'une hypothétique reprise ou d'une liquidation. Un dépôt de bilan, en quelque sorte.

L'Etat italien n'interviendra pas pour sauver la compagnie

Le syndicat USB a réclamé dans un communiqué "la réouverture immédiate des négociations" après "le non des salariés". La semaine dernière, Carlo Calenda, ministre du Développement économique, avait insisté : "Ceux qui espèrent une intervention de l'Etat se leurrent." La période d'administration extraordinaire sera "très, très brève, environ six mois", avant un "accompagnement vers la liquidation de la compagnie".

Cette mesure de fin de vie risque d'ailleurs de coûter "plus d'un milliard d'euros" à l'État italien en rejetant sur lui "tous les coûts de la gestion ou de la liquidation" de la compagnie, avait-il précisé.

Information que l’on peut rapprocher de la crise italienne, Etihad Aviation Group a annoncé aujourd’hui la nomination de Robin Kamark au poste de PDG d'Airline Equity Partners. Il remplace Bruno Matheu, démissionnaire pour "raisons personnelles".

Celui-ci fut auparavant numéro deux d’Air France. Robin Kamark sera aussi en charge de la gestion, du développement et de la stratégie des investissements minoritaires du Groupe, qui détient des participations dans airberlin, Alitalia, Jet Airways, Air Serbia, Air Seychelles, Etihad Regional et Virgin Australia. Des participations qui, pour la plupart, pèsent sur les résultats d’Etihad Group.

Thierry Vigoureux

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