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Transport

Corsica Linea passe au rouge


Publié le : 03.05.2016 I Dernière Mise à jour : 03.05.2016
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I Crédit photo Pierre-Antoine Villanova, le directeur général de Corsica Linea. ©JFB

La nouvelle équipe de Corsica Linea, ses ambitions et ses couleurs viennent d’être présentées ce matin, à bord du Jean Nicoli, au port de Marseille.

Corsica Linea vise 30% de la part du marché Corse-continent contre 10% actuellement, avec notamment des arguments tarifaires et une rupture dans la culture d’entreprise de l’ex-SNCM. Avant de réussir ce pari, plusieurs obstacles sont cependant sur la route.

Corsica Linea est le nom de la compagnie détenue par CM Holding, une société insulaire qui associe dans son capital 130 entreprises corses. Avec six navires, elle affiche sa couleur rouge, au début de la saison d’été, au moment où se profile déjà l’attribution des délégations de service public (DSP) entre Corse et continent, vraisemblablement pour huit ans.

"La date du 30 septembre sera cruciale", reconnaît Pierre-Antoine Villanova, son directeur général. Autant dire que Corsica Linea n’a que quelques mois pour faire ses preuves. Afin d'y parvenir, la compagnie annonce des mesures de rupture avec l’ancienne SNCM.

"Nous voulons rendre accessible la Corse toute l’année et à un meilleur coût", ajoute Pierre-Antoine Villanova. La qualité de service, tout d’abord : "Nous allons définir une dizaine de points de service pour rendre nos navires plus accueillants, dès l’arrivée dans les ports". Et en terme tarifaire : "Nous allons proposer une gamme tarifaire qui se situe entre 30% et 50% en dessous de ce qui se faisait auparavant". La communication et la publicité commencent aujourd’hui.

Pression sur la délégation de service public

Pour ce qui concerne la situation actuelle, Corsica Linea envisage de boucler l’exercice 2016 sur un chiffre d’affaires de 165 millions d’euros, pour 450 000 passagers transportés, alors que le fret représente 60% du chiffre.

Pour ce qui concerne les passagers, à l’heure actuelle, le taux de remplissage des navires serait en avance de 5% par rapport à l’année dernière, mais avec moins d’unités.

Pour la distribution, "les rendez-vous avec les professionnels du tourisme vont démarrer", assure Pierre-Antoine Villanova. A l’avenir, il faudra compter sans Alizo, l’agence de voyages aux 12 points de vente Selectour (40 millions d’euros de volume d’affaires pour 42 salariés) qui sera cédée, vraisemblablement à une société spécialisée sur le segment de la clientèle affinitaire.

Corsica Linea ne conservera que des antennes commerciales à Paris, Lyon, Marseille, Bruxelles et Alger. Mais Pierre-Antoine Villanova se veut formel : "L’activité ne pourra pas continuer sans la délégation de service public", conclut-il.

Jean-François Bélanger

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