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Transport

Attente dans les aéroports : les acteurs de l'aérien montent au front


Publié le : 12.07.2017 I Dernière Mise à jour : 12.07.2017
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I Crédit photo Le renforcement des contrôles provoque une multiplication des files d'attente, des retards de vols et l'incompréhension et la colère des passagers. ©Adobe Stock

Matignon a été alerté hier sur la situation chaotique dans les aéroports français où le durcissement des contrôles provoque de longues files d'attente et l'exaspération des passagers.

Les responsables du secteur aérien et aéroportuaire prennent les choses en main. "Nous avons partagé les réalités du terrain, c'est-à-dire la situation chaotique en matière de contrôle aux frontières aériennes et qui concerne l'ensemble des aéroports", a expliqué à l'AFP Nicolas Paulissen, délégué général de l'Union des aéroports français (UAF), à l'issue d'une réunion à Matignon aux côtés du président de l'organisation, Thomas Juin, et du délégué général de la Fédération nationale de l'aviation marchande (FNAM), Guy Tardieu.

La mise en oeuvre de l'état d'urgence en France en novembre 2015 à la suite des attentats et la réintroduction de contrôles systématiques sur tous les vols en provenance ou à destination des pays de l'espace Schengen ont considérablement ralenti les opérations de la police aux frontières (PAF) dans les aéroports. La situation a encore été aggravée à la suite du renforcement par l'Union européenne depuis avril des contrôles aux frontières extérieures de Schengen.

Ces deux mesures provoquent une "multiplication des files d'attente, l'allongement des temps d'attente, des retards des vols, et l'incompréhension et la colère des passagers", a souligné Nicolas Paulissen.

Une série de mesures

La délégation a proposé une série de mesures portant notamment sur le déploiement massif de matériels Parafe (sas de contrôle automatisé des passeports) avec l'accélération de la validation de la reconnaissance faciale, plus rapide que l'actuelle reconnaissance digitale, ainsi que le renforcement des moyens informatiques alloués à la PAF et aux douanes.

D'ici à 2018, 87 sas Parafe seront déployés dans les aéroports parisiens et 40 à l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry (financés par les aéroports concernés) et il faudrait "un complément de 10 à 15 millions d'euros" pour équiper l'ensemble des plates-formes du pays, selon Nicolas Paulissen.

Les acteurs de l'aérien demandent que ces équipements soient financés par les pouvoirs publics à partir du Fond européen de sécurité intérieure (FSI).

Les deux organisations appellent par ailleurs au retour à des contrôles aléatoires et ciblés sur les vols intra Schengen et à accélérer la mise en place du fichier de données des passagers PNR européen en France.

"Il y a un enjeu d'attractivité et d'image" du territoire, a estimé Thomas Juin soulignant qu'"une grande partie des 15 millions de touristes supplémentaires (d'ici à 2020, ndlr) que vise le gouvernement passent par les aéroports".

(avec AFP)

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