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Transport

Air France attaquée en justice par deux syndicats de personnel de cabine


Publié le : 20.04.2017
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I Crédit photo L'action du SNPNC-FO et de l’UNSA-PNC intervient quelques jours après que la direction de la compagnie aérienne ait indiqué que, faute d’accord avec les syndicats, elle fixera unilatéralement les conditions de travail et de rémunération de ses 13 500 hôtesses et stewards. ©Air France

Le SNPNC-FO et l’UNSA-PNC assignent la direction de la compagnie en référé pour "déloyauté dans la négociation".

Deux des trois syndicats représentatifs des personnels de cabine ont annoncé hier avoir assigné en référé la direction d’Air France devant le Tribunal de grande instance (TGI) de Bobigny pour "déloyauté dans la négociation".

Cette action du SNPNC-FO et de l’UNSA-PNC intervient quelques jours après que la direction de la compagnie aérienne ait indiqué que, faute d’accord avec les syndicats, elle fixera unilatéralement les conditions de travail et de rémunération de ses 13 500 hôtesses et stewards (PNC) comme le prévoit les règles internes à Air France.

L’UNAC, restée seule à la table des négociations, fait  valoir une position toute différente. "À ce jour nous n’avons plus d’accord collectif, et toujours pas d’accord de protection périmétrique sur Boost. Les PNC ont été mobilisés pour lutter contre Boost, contre un nouvel accord collectif, contre un accord de périmètre insuffisant. Mais aujourd’hui, que reste-t-il ?", demande le troisième syndicat représentatif des PNC d’Air France.

"Soit l’UNSA et le SNPNC deviennent enfin pragmatiques et adhèrent au projet d’accord périmétrique proposé, tant mieux pour nous PNC d’Air France. Soit ils restent dans leur blocage dogmatique et les PNC perdront les protections obtenues", estime Eric Chauvel, vice-président de l’UNAC.

L'intersyndicale fait deux reproches

Pour faire valider le texte, l'Unac avait la possibilité d'organiser un référendum auprès des PNC d'Air France. Mais elle a renoncé à ce recours, rendu possible par la loi El Khomri, se disant opposée "au contournement de la représentativité majoritaire".

Les deux syndicats qui ont assigné Air France en référé, réunis en intersyndicale, font deux reproches à la compagnie aérienne : vouloir "imposer"  aux hôtesses et stewards  "un accord collectif dégradé négocié avec le seul syndicat UNAC" et "créer une compagnie Boost avec comme unique but d’employer des PNC low cost et d’accaparer progressivement l’ensemble des réseaux moyen et long-courriers d’Air France", écrivent-ils dans un communiqué.

Dans une communication interne envoyée vendredi, consultée par l'AFP, Air France indique qu'une "note de direction va définir les règles applicables aux PNC" pour les trois prochaines années. Celle-ci "reprend l'essentiel des dispositions de l'accord" accepté par l'Unac, "à l'exception de quelques évolutions", et "conserve les éléments essentiels" de l'actuel accord d'entreprise, indique la direction.

Selon elle, "le mode de calcul de la rémunération" et les évolutions de carrière "restent inchangés", sauf pour les futurs embauchés dont les "évolutions d'échelons" seront freinées les trois premières années. "Le nombre de jours de congés annuels est maintenu, la pose de congés reste identique avec une durée minimale de 4 jours", écrit-elle encore.

Si le TGI de Bobigny considère que le référé est recevable, ce qui n’est pas évident, un premier jugement pourrait intervenir d'ici plusieurs semaines. Et la compagnie Boost doit démarrer son activité moyen-courrier fin octobre, lors du service d’hiver Iata.

T.V.

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