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Crash de Charm el-Cheikh : le juge ordonne un non-lieu


Publié le : 13.11.2017 I Dernière Mise à jour : 13.11.2017
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134 Français ont péri dans le crash du Boeing 737 qui assurait la liaison Charm el-Cheikh-Paris. I Crédit photo ©Konstantin von Wedelstaedt/Wikipedia

Le juge chargé de l'enquête a suivi les réquisitions du parquet.

Le 3 janvier 2004, un Boeing 737 de la compagnie Flash Airlines s'abîme en mer Rouge quelques minutes après son décollage de Charm el-Cheikh (Egypte), faisant 148 victimes, dont 134 Français. Parmi ces derniers, une large majorité rentre à Paris après un séjour organisé par le voyagiste Fram.

Les avocats de l'association de victimes ont révélé aujourd'hui que le juge chargé de l'enquête au tribunal de Bobigny a ordonné un non-lieu, selon l'AFP. "Cette ordonnance a été rendue le 11 juillet mais nous avons fait appel", a déclaré Maître Jean-Pierre Bellecave, l'un des avocats des familles de victimes, à l'AFP.

Manque de formation et de repos des pilotes

Le juge de Bobigny a suivi les réquisitions du parquet, qui avait demandé en janvier 2016 la fin des poursuites pour "homicides involontaires". Celui-ci avait alors estimé que l'enquête ne permettait "pas de retenir d'autre hypothèse que celle des fautes imputables à l'équipe de pilotage", décédée dans l'accident de la compagnie égyptienne.

Au terme de l'enquête, le magistrat estime qu'il est prouvé que des "manquements" ont pu contribuer à "la désorientation spatiale et aux réactions inappropriées de l'équipage" après le décollage depuis l'aéroport de la station balnéaire égyptienne. Toutefois, la société ayant été liquidée il y a
neuf ans, elle ne peut être poursuivie, note-t-il.

Quant au manque de formation et au déficit de sommeil des pilotes relevé par un rapport d'experts, il s'agit de "causes indirectes" de l'accident, dans une proportion que l'enquête ne "peut évaluer avec précision". En conclusion, il estime que l'information judiciaire n'a pas établi de "charges suffisantes contre quiconque".

L'association des familles de victimes a fait appel de cette décision. Selon Maître Bellecave, "il n'y a pas eu de mesure d'instruction contre les dirigeants en Egypte, alors qu'il était établi que cette compagnie avait commis un certain nombre de manquements".

Avec AFP

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