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Distribution

Tendances des ventes été : 5 agents de voyages témoignent


Publié le : 03.06.2016
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I Crédit photo Le report sur l'Espagne, toutes régions confondues, est très net cet été, en club ou en sur-mesure. ©DR

Nous avons interrogé cinq agents de voyages sur l'état des ventes. Entre retards de réservations, événements climatiques, pouvoir d'achat en berne... l'été reste encore à faire.

Les cinq agents de voyages interrogés livrent leurs analyses sur les tendances des ventes à l'approche de la saison estivale.

"Les prix des forfaits sont trop chers en août." "L'été n'est pas fait du tout ! Nous sommes en retard par rapport à 2015. Je me dis que les ventes vont se déclencher pendant l'Euro de foot, en fonction du classement de l'équipe de France... Plus sérieusement, la morosité ambiante ne favorise pas les ventes. Beaucoup de clients ont pris la décision de rester en France, ce qui n'est pas dans notre créneau. Un autre facteur freine : les prix des forfaits sont trop chers en août. De notre côté, nous avons mis en place un vol avec Voyages Internationaux, au départ de Poitiers vers la Sicile, sur trois dates, à un prix raisonnable. Il se vend bien. Et nous fabriquons nous-mêmes des circuits vols+hôtels sur des destinations moyen-courriers comme l'Andalousie, l'Italie, le Portugal."
Jean-Luc Lagrange, directeur d'Armonie Voyages à Poitiers

"La cible de clients se rétrécit." "A mon avis, très peu de personnes vont partir en vacances cet été. Les clients habituels, comme les familles ou les tribus, ont déjà réservé sur l'Espagne, l'Italie ou la Sicile. Je ne crois pas aux ventes de dernière minute, car il y a un vrai problème économique. Les tour-opérateurs ont beau faire des promotions tarifaires, cela ne se vend pas. En fait, la cible de clients se rétrécit. Les clients en famille prennent des vacances, quitte à emprunter, ainsi que ceux qui ont un budget important. Je crains que les avions ne décollent avec beaucoup de sièges vides cet été. Cette situation n'est pas simple pour les tour-opérateurs qui ont des engagements."
Nicolas d'Hyèvres, responsable de Géovisions à Reims

"Les demandes sont très éclatées.""Nous avons ouvert l'agence en janvier dernier,sur un créneau plutôt haut de gamme, dans un beau quartier parisien. Nous recrutons nos clients par le bouche-à-oreille, et auprès des commerçants. Pour cet été, les demandes que nous traitons sont très éclatées. Ce sont des dossiers sur l'Andalousie, les îles Eoliennes, Ibiza, New York, la Thaïlande, l'Afrique australe... Nous réalisons de beaux dossiers, à 10 000 euros pour deux par exemple, sur l'Europe. Aucun dossier n'est fluide, cela prend du temps car c'est une demande de sur-mesure à chaque fois. Nous travaillons principalement avec des tour-opérateurs, pour des raisons de productivité, et quelques réceptifs aussi."
Patrice Arezina, directeur associé de The Travel Corner à Paris

"Les clients n'ont pas la tête aux vacances." "Globalement, notre réseau de 185 agences est en avance de 2% en volume facturé par rapport à l'année dernière. Cela dit, les demandes sont ralenties depuis une quinzaine de jours, en raison de la pénurie d'essence et des grèves de transports, sans compter les inondations. Il est clair que les clients n'ont pas la tête aux vacances en ce moment. Chez nous, la France représente une part stable de 30% des réservations, mais toute la zone hispanique se vend bien, ainsi que la Grèce, la Crète et les îles de Méditerranée (Sicile, Sardaigne, Rhodes). Le panier moyen par personne est stable, autour de 710 euros. Pendant l'Euro de foot, tant que la France est qualifiée, les réservations vont stagner. Ensuite, je m'attends à des ventes de dernière minute. En tout cas, les clients qui disposent d'un budget suffisant partiront, rien que pour changer d'ambiance !"
Bernard Boisson, directeur de E.Leclerc Voyages

"Il y aura des ventes de dernière minute." "Les commandes n'ont pas été favorables en mars et avril, mais elles ont repris en mai. L'Espagne, la Grèce, l'Italie, le Portugal tirent leur épingle du jeu, mais certaines de nos 55 agences ont du mal à compenser l'absence de ventes sur la Turquie, la Tunisie et le Maroc, qui pesaient jusqu'à 70% de leur activité. Sur le moyen-courrier, nous vendons essentiellement des tour-opérateurs, et nous avons mené une campagne de SMS sur les enfants gratuits en clubs, avec quatre ou cinq TO, qui a bien marché. Je pense qu'il y aura des ventes de dernière minute, ne serait-ce que pour échapper au mauvais temps ! Je suis plutôt optimiste pour les semaines à venir. Ma seule inquiétude vient du manque de stock des TO au départ de province. Nous compenserons par des forfaits dynamiques."
Patrick Barbé Labarthe, directeur commercial d'Univairmer

Propos recueillis par Catalina Cueto

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