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  • Transport
  • 05/05/2017
  • 12:10

Alitalia : la distribution est vigilante

IATA va demander un deposit à la compagnie italienne.
Tour Hebdo :
                Alitalia : la distribution est vigilante
L'avenir d'Alitalia inquiète la profession ©Adobestock

Placée sous la tutelle de l'Etat depuis le 2 mai, Alitalia voit ses caisses vides et le gouvernement italien ne compte pas perdre de temps pour traiter le dossier. Le ministre de l'Industrie a indiqué que le processus de vente devrait débuter d'ici 15 jours, avec la publication d’un appel d’offres. On sait que les principaux actionnaires (Etihad Airways pour 49%), les Postes Italiennes et les banques italiennes UniCredit et Intesasanpaolo), ont d'ores et déjà annoncé qu'ils ne remettraient pas au pot, en cas de refus du nouveau plan de restructuration. Pour l’instant, aucun repreneur ne s’est manifesté et la faillite est possible. Alitalia a 4,9 millions de réservations en cours et transporte deux millions de passagers par mois. Pour autant, pas de panique ! Le gouvernement a accordé un prêt relais de 600 millions d’euros, qui devrait permette de poursuivre l’activité jusqu’en novembre.

Une garantie financière en vue

"Tant que la compagnie vole, on ne peut rien faire. Nous n’avons ni de raison, ni de possibilité juridique, de déposer un référé afin de bloquer sur un compte séquestre les sommes versées par les agences au titre des billets payés mais pas encore volés" explique Jean-Marc Rozé, secrétaire général des Entreprises du Voyage, qui suit la situation au jour le jour. Le syndicat a toutefois été informé par IATA qu’un deposit allait être demandé à Alitalia. On ne connait pas la date à laquelle il sera versé, ni son montant. Le bureau parisien de IATA n’était pas joignable ce vendredi matin. Pour autant, cette "garantie financière" sert avant tout à protéger les compagnies aériennes entres elles, par exemple dans le cadre de billets en code-share.

Rappelons qu’en cas de faillite, la situation varie selon les canaux de réservation utilisés par le client. S’il a réservé en direct et qu’il ne peut effectuer son vol, il ne peut prétendre à aucun remboursement. De la même manière, une agence de voyage n’est pas contrainte par la loi de rembourser le voyageur dans le cadre d’un vol sec. L’éventuelle mise en place d’un compte séquestre après la faillite, permet toutefois de procéder à des remboursements partiels ou totaux. Enfin, dans le cadre d’un voyage à forfait qui inclut un vol, c’est le code du tourisme qui s’applique et l’agence a obligation de rembourser le client ou de lui trouver une solution alternative.  

Comme à chaque fois dans une telle situation ressurgit la problématique de la création d’une caisse de garantie de l’aérien, fonctionnant sur la base d’une taxe. Mais même avec une ponction de deux ou trois euros par billet, les compagnies aériennes n’y sont pas favorables, ne voulant pas favoriser des pratiques à risques de transporteurs peu sourcilleux. Par ailleurs, les low-costs ne sont pas membres de IATA, ce qui rendrait cette taxe encore plus illusoire.

Des solutions pour les passagers

Toutefois, après des années de discussions, l'association des compagnies aériennes internationales est parvenue à un accord à minima entre ses adhérents pour assurer le rapatriement des passagers abandonnés dans les aéroports par un transporteur qui ferait faillite. Au terme de cet accord, les compagnies aériennes volontaires pour participer à l'expérience proposeront - sous l'égide de IATA - une solution de rapatriement à un tarif réduit unique. Il serait disponible jusqu'à deux semaines après la faillite de la compagnie, pour tous les vols au départ ou à destination de l'Europe. En revanche, rien n'est prévu pour les vols hors d'Europe, ni pour les passagers qui ne seraient pas encore partis de chez eux, ainsi que pour ceux qui disposeraient d'une assurance. On estime à 0,07% le risque de se retrouver ainsi privé d'avion. Entre 2000 et 2010, l'Union européenne a listé pas moins de 96 faillites de compagnies aériennes, qui ont laissé au sol entre 1,4 et 2 millions de voyageurs. La plus grosse faillite en date en Europe fut celle d'Air Madrid, en 2006, qui toucha 120 000 passagers. En France, la disparition d'Air Lib en 2003 avait également laissé des dizaines de milliers de passagers en rade. Et selon les chiffres de l'Union européenne, le préjudice moyen par passager s'élève à 796 euros, entre le billet perdu et le rachat d'un autre.

Thierry Vigoureux et Thierry Beaurepère

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