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  • Transport aérien
  • 28/03/2017
  • 16:01

Pourquoi les vols transatlantiques ne peuvent-ils pas atterrir en Guyane ?

L’aéroport n’est pas bloqué mais les règles de sécurité et le nombre de pompiers limitent l’activité des gros porteurs.
Tour Hebdo :
                Pourquoi les vols transatlantiques ne peuvent-ils pas atterrir en Guyane ?
Les gros porteurs tels que les Boeing 777 d'Air France ne peuvent pas atterrir à Cayenne faute de sécurité suffisante. ©Eric Salard/Wikipedia

Toujours pas de vol aujourd’hui au départ de Paris à destination de la Guyane. Air France a annulé son vol vers Cayenne. Air Caraïbes, qui assure aussi la desserte quatre fois par semaine, l’avait déjà fait le week-end dernier. Une nouvelle journée de grève générale a été décrétée.

Selon le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron, "bloquer les pistes d'un aéroport, bloquer les décollages, et parfois même bloquer le fonctionnement de l'île ne peut être une réponse apportée à la situation". La réalité pratique de l’aéroport de Cayenne-Félix Eboué est autre. Aucun manifestant ne bloque les pistes. L’accès à l’aérogare est libre.

Mais les arrivées comme les départs des vols long-courriers en gros porteur ne sont pas possibles. Air France avec ses Boeing 777 et Air Caraïbes avec ses A330 ne peuvent utiliser l’aéroport guyanais, faute de service de sauvetage et de lutte contre l'incendie des aéronefs (SSLIA) suffisant. En clair, pour ces avions, la classe 7 du Code de l’aviation civile est demandée et nécessite deux véhicules de lutte contre le feu et au moins cinq pompiers.

Les vols régionaux sont autorisés

Ces quotas ne sont pas respectés avec les mouvements sociaux actuels. Les compagnies ne peuvent donc pas opérer et ne seraient pas assurées en cas d’accident. En revanche, les vols régionaux, notamment vers la Martinique et la Guadeloupe, sont possibles avec des appareils moyen-courriers (A320) de moindre capacité qui exigent moins de pompiers en alerte.

Cette indisponibilité des pompiers d’aéroport peut être la cause de perturbations importantes du trafic aérien. Un cas assez fréquent, un avion atterrit et présente un échauffement anormal des freins. Les pompiers doivent suivre son parcours au sol et rester à proximité. Les mouvements des autres avions sur l’aéroport peuvent alors être différés si l’effectif des soldats du feu est insuffisant pour circonscrire un éventuel autre sinistre.

Thierry Vigoureux

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