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  • 08/03/2017
  • 16:45

Quelle est la vision de François Fillon sur le tourisme ?

L’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a présenté jeudi les grandes lignes du programme de François Fillon sur le tourisme.
Tour Hebdo :
                Quelle est la vision de François Fillon sur le tourisme ?
Jean-Pierre Raffarin a présenté aux professionnels du tourisme les mesures de François Fillon en faveur du secteur. ©CP

On ferme le bal des propositions sur le tourisme des 5 principaux candidats à l’élection présidentielle par François Fillon, représenté jeudi dernier par Jean-Pierre Raffarin dans cadre de l’événement baptisé "Les Primaires du Tourisme 2017" organisé par l'Institut Français du Tourisme et l'AFEST. Voici les cinq principales mesures annoncées.

Créer une "délégation de l’attractivité au tourisme"

Jean-Pierre Raffarin était dans son élément jeudi dernier lorsqu’il a pris la parole devant une salle conquise d’avance. "Le tourisme est un levier majeur de la stratégie économique de la France", a-t-il annoncé en préambule. Ajoutant : "Il n’est pas un sujet périphérique mais de substance et il est ce qu’il y a de meilleur dans l’identité nationale".

Pour redonner au tourisme ses lettres de noblesse, l’ancien Premier ministre se prononce en faveur de la création d’une "DAT" pour "délégation de l’attractivité au tourisme", "un lieu de matière grise respecté", qui remplacerait la DATAR (Délégation interministérielle à l'aménagement du territoire et à l'attractivité régionale), et ferait également office d’outil interministériel, mais cette fois dédié au tourisme. Pour en définir les contours, Jean-Pierre Raffain propose également la création d’un "Varenne du Tourisme".

Reverser 30% de la taxe de séjour à Atout France

"Vu de l’extérieur, le tourisme est un atout pour la France mais il ne faut pas sous-estimer la communication c’est pourquoi 30% de la taxe de séjour collectée devrait être reversée à Atout France", estime Jean-Pierre Raffarin.

Pour que la France conserve son leadership mondial en termes d’arrivées touristiques, le sénateur de la Vienne affirme qu’il faut "convaincre chaque Français que le tourisme est une priorité (…), bâtir des stratégies qualitatives basées notamment sur l’accueil et la propreté et organiser une sécurité très renforcée".

Donner un pouvoir d’interprétation

Concernant la fiscalité des entreprises, Jean-Pierre Raffarin affirme qu’il "n’y a plus de bon sens et qu’il n’y a que des normes et des règles". Il se positionne en faveur d’un recours à un pouvoir d’interprétation donné à un responsable de l’Etat pour "remettre de l’humain dans les dispositifs".

Il est également, selon lui, indispensable de "régler le désordre de la loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République, ndlr) car les départements abandonnent trop rapidement le tourisme. Or la proximité est essentielle".

Financer un chèque pour le tourisme éducatif

Pour  redonner un peu de pouvoir d’achat aux Français et leur permettre de partir davantage en vacances, Jean-Pierre Raffarin se prononce en faveur de la création d’un chèque dédié au tourisme éducatif, qui serait prévu dans l’allocation de rentrée scolaire . 

"Taxer les parcs de loisirs comme cela avait été tenté (en 2011 par François Fillon, ndlr) n’est pas une bonne idée car les familles défavorisées s’y rendent un à deux jours dans l’année", souligne Jean-Pierre Raffarin

Favoriser l’apprentissage

"La formation est essentielle et le tourisme est totalement adapté à l’apprentissage", avance le sénateur de la Vienne. Pour lui, "la politique de l’emploi doit être géré au niveau régional et intégrer les lycées professionnels".

Céline Perronnet

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Vos Réactions

Yves BROSSARD

Rien de bien nouveau ! Une vision à régler ! Si je m'en réfère à l'article rédigé par Céline Perronnet de TourHebdo, et titré « Quelle est la vision de François Fillon sur le tourisme ? », il y a bien quelques remarques pertinentes, on aperçoit quelques étoiles, mais il est où le soleil d'une politique ambitieuse comme on en a connue dans les années 70 ? Quid en matière de politique foncière, de fiscalité adaptée à l'économie et l'investissement touristique ? Quid du rôle brumeux des collectivités locales et de la coordination avec une planification nationale ? Quid du réexamen du rôle de l'Etat et de ses modes d'intervention et d'accompagnement ? Quid du rôle du législateur dans l'adaptation du droit contractuel en relation avec les plateformes numériques ? Quid du rétablissement d'une situation de concurrence durable et équitable entre les opérateurs économiques ne matière d’hébergement ? Quid de la responsabilité juridique, sociale et fiscale des acteurs de la réservation touristique ? Bref, on peut interpréter les lignes d'actions présentées dans l'article, soit comme une insuffisance de volonté réformatrice, soit comme le désir de ne pas engager le débat sur des sujets qui pourraient s'avérer clivants. La taxe de séjour doit être réformée ; chacun est conscient de son caractère archaïque, tant dans sa collecte que dans son utilisation occulte. Il faut effectivement envisager son remplacement par une contribution à la promotion touristique, payée en amont, c'est à dire au moment de la réservation, et non au départ du client. La collecte sera plus efficace et augmentera considérablement ; ce qui permettra alors d’envisager une distribution à Atout France, sans pénaliser les collectivités locales. La collecte de la contribution à la promotion touristique pourrait être confiée aux acteurs professionnels du tourisme ou aux aéroports et autorités portuaires pour les territoires outre-mer, dont la Corse. En effet, en métropole, les arrivées touristiques peuvent s’opérer de multiples manières, à pieds, en vélo, en moto, en voiture, en train, en avion, en bateau. En revanche en outre-mer, sauf en Guyane, les arrivées ne se font qu’en avion, principalement, et en bateau. De sorte que la contribution à la promotion touristique pourrait être prélevée en même temps que la taxe d’aéroport, lors de l’achat du billet d’avion. Idem lors de l’achat du transfert maritime. Simple et efficace. Le lieu de résidence étant attesté par la pièce d’identité produite par le voyageur, les résidents seraient facilement identifiés et exonérés. Il est clair que la vision n’est pas encore très claire sur les sujets du tourisme. Les industries touristiques semblent être les oubliées d’une politique économique d’ensemble qui veut pourtant afficher son volontarisme ou sa radicalité, alors que la part du tourisme dans le PIB est importante. Pour les outre-mer, le tourisme est plus qu’un sujet économique, c’est aussi un sujet social car le degré de dépendance aux industries touristiques y est plus beaucoup plus marqué qu’en métropole, et qu’aucune évolution de la structure actuelle de l’emploi ne sera possible en outre-mer sans un développement de l’emploi touristique. Vision, vision, est-ce que j’ai une gueule de vision ?

le 13 Mars 2017 - Société : Primeahotels Guadeloupe

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