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  • 22/02/2017
  • 15:06

Tunisie : comment les TO se préparent à la reprise

Pour accompagner le frémissement des ventes sur la destination, les voyagistes jouent le pragmatisme quitte à concéder des sacrifices sur leurs marges.
Tour Hebdo :
                Tunisie : comment les TO se préparent à la reprise
TUI ouvrira dès le mois de mars, soit un bon mois plus tôt qu’en 2016, le Club Marmara Palm Beach à Djerba. ©TUI

La Tunisie ne crie pas victoire mais, depuis le mois d’octobre, les chiffres de fréquentation sur le marché français remontent lentement et sûrement. Au 31 janvier, ce sont 20 250 arrivées françaises qui ont été comptabilisées par l’Office National du Tourisme Tunisien, soit un bond de 29,5%.

L’année 2016 s’est terminée sur un recul de 15,9% de la fréquentation hexagonale (390 684 pax) mais "depuis quatre mois la reprise se confirme", remarque Wahida Jaiet qui dirige l’office du tourisme à Paris. "Nous ne nous emballons pas et restons prudents sans faire de prévision tout en constatant une progression des arrivées, linéaire et continue, qui récompense le travail de réassurance et promotion accompli depuis un an."

Il est vrai que l’OT est sur tous les fronts, professionnel et grand public, avec salons, éductours voire méga-éductour en avril, formations y compris sur mesure auprès des agences et réseaux "et ne lâche rien" pour consolider petit à petit ce rétablissement.

"On joue la transparence et le dialogue", insiste Wahida Jaiet qui prône le "parler vrai". "Le gouvernement a pris la mesure de l’enjeu sécuritaire avec un budget et 10 000 agents de sécurité déployés dans les stations touristiques mais le risque zéro n’existe pas. Il y a aujourd’hui un problème d’environnement et de propreté. Là aussi, un budget a été débloqué et une police créée en janvier pour verbaliser."

Une saison à vue

Dans ce contexte volontariste et apaisé, les TO veulent y croire et constatent unanimement "un frémissement" encourageant. Ils n’en demeurent pas moins prudents et surtout très pragmatiques. "On avance à tâtons", résumait mi-janvier Christophe Fuss, directeur des opérations TO chez TUI France.

Le groupe ouvrira dès le mois de mars, soit un bon mois plus tôt qu’en 2016, le Club Marmara Palm Beach à Djerba avec un peu plus de chambres mais sans aucun engagement. L’idée, comme chez Jet tours ou Look Voyages, est de limiter les risques aériens et de pouvoir ajuster le terrestre en fonction de l’évolution de la demande, au coup par coup.

Le mois de mars a ainsi fait le plein chez Marmara qui affiche complet sur toutes les dates de départ mais, et tous les TO le reconnaissent, ce sont les petits prix qui animent le marché.

Des semaines à moins de 300 € TTC

On trouve aujourd’hui, pour des départs proches, des semaines en tout compris à 259 € TTC en hôtel 4* à Djerba ou Hammamet. Look Voyages annonce des réductions jusqu’à 77%, Ô Voyages des ristournes de 400 euros. Même le Club Med, qui ouvrira son Village de Djerba la douce en juillet-août, a revu sa politique tarifaire, à 679 € en prix d’appel au lieu de 830 €.

Si les Français recommencent à envisager la Tunisie, c'est parce que "les prix sont bas, il y a du soleil, on parle français et il y a les plus belles plages", résume Laurent Abitbol, président de Selectour et de Marietton Développement (Voyamar) qui vise 30 000 clients en 2017 contre 14 000 en 2016.

"Nous assumons de soutenir la destination, quitte à perdre de l’argent", reconnaît de son côté Raouf Benslimane, président de Thalasso n°1 Ô Voyages qui ouvrira deux clubs pour l’été, encore en négociations, à Djerba et dans le nord (Hammamet ou Monastir) avec un objectif global de 10 000 clients (soit le double de 2016).

"La décision de rester ne s'inscrit pas dans un pragmatisme économique absolu", confirmait à l’APF il y a encore quelques jours Serge Laurens, directeur marketing de Transat France. Look Voyages conserve un club Lookéa pour la saison été en Tunisie, le Playa Djerba, ouvert à partir d’avril.

"Aujourd’hui", ajoute réaliste Raouf Benslimane, "nous pourrions tous sortir la Tunisie à 400 euros sans perdre d’argent et ce serait compétitif par rapport à beaucoup d’autres destinations, 15 à 20% plus chères mais le consommateur ne suivrait pas. Il faut donc en passer par là pour accompagner la reprise". 

Pascale Filliâtre

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