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  • Transport aérien
  • 02/01/2017
  • 12:38

Bilan sécurité aérienne : la mortalité en baisse en 2016

L'an dernier, les accidents des compagnies aériennes ont fait 325 victimes, soit la moitié de la moyenne des années précédentes. Aucun sinistre de compagnies occidentales n'est à déplorer.
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                Bilan sécurité aérienne : la mortalité en baisse en 2016
Le bilan de Aviation Safety Network (ASN) répertorie 19 accidents meurtriers lors de vols commerciaux en 2016. ©DR

La sécurité du transport aérien s'améliore encore. Selon le décompte effectué par Aviation Safety Network (ASN), il y a eu 19 accidents meurtriers lors de vols commerciaux en 2016. On déplore 325 victimes, contre 15 accidents ayant provoqué 556 décès en 2015 et 21 accidents pour 694 décès en 2014.

La moyenne annuelle de ces dix dernières années est de 32 accidents et 676 morts. 2016 se solde donc sur une mortalité divisée par deux alors que le nombre de passagers transportés atteint 3,5 milliards par an.

Les chiffres définitifs que produiront dans quelques mois l'Association internationale du transport aérien (Iata) et l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) peuvent être légèrement différents, prenant en compte ou non des vols de transport militaire, ceux de l’aviation d’affaires ainsi que des évacuations sanitaires.

En particulier, le récent crash du Tupolev 154 russe, très meurtrier avec 92 victimes, est considéré comme un accident de vol militaire avec un avion des forces armées sous régime de vol de l’armée de l’air.

Ces statistiques 2016 montrent qu’aucun accident n’a touché les passagers des compagnies occidentales, ce qui met en valeur l’efficacité des mesures de sécurité des vols concernant la formation des équipages, la maintenance et les opérations aériennes mises en place notamment par la Federal Aviation Administration américaine et l’Agence européenne de la sécurité aérienne.

L’accident le plus meurtrier en 2016 est celui de l’Avro RJ85 de la compagnie bolivienne LaMia qui fit 71 morts lors du crash près de Medellin. L’avion ne disposait pas d’assez de carburant pour effectuer le vol prévu… Une cause relativement rare.

Le deuxième accident en termes de nombre de victimes avec 66 disparus est le crash du Paris-Le Caire d’Egyptair le 19 mai en Méditerranée. Les autorités égyptiennes clament haut et fort qu’il s’agit d’un attentat sans qu’une preuve tangible n’ait été produite. La lenteur administrative et peut-être la mauvaise volonté font que les corps des victimes viennent seulement d’être rendus aux familles françaises.

Un autre accident causant une victime, lui, est attribué de manière certaine au terrorisme avec l’explosion d’une bombe au détonateur mal paramétré le 2 février à bord d’un Airbus A321 de Daalo Airlines après décollage de Mogadiscio.

Une victime pour près de 3,2 millions de vols

En 2015, les causes des accidents majeurs étaient atypiques avec l’attentat terroriste de l’A321 russe de MetroJet et le suicide du copilote de Germanwings. Depuis, une étude d’un institut de santé de Harvard montre que 13,5% des pilotes de ligne seraient dépressifs.

Afrique, Asie du Sud-Est et Amérique latine sont les régions où les marges de progression en sécurité des vols sont les plus importantes. Deux des accidents 2016 sont le fait de compagnies inscrites sur la liste noire européenne. Mais la notion de sécurité n’est pas la même partout.

Après le crash d’un ATR 42 de Pakistan International Airlines le mois dernier, la flotte de ces avions franco-italiens a été clouée au sol, une mesure classique quand une défaillance commune à plusieurs avions est possible.

Le trafic de passagers – plus de 3 milliards par an – continue de croître. On compte 34 millions de vols par an, soit une victime d’accident pour près de 3,2 millions de vols, selon Flight Safety. L’automobile fait 1 million de morts et 50 millions de blessés dans le monde par an.

Sur vingt ans, la courbe en dents de scie du nombre de victimes affiche néanmoins une nette tendance à la baisse avec des pics les mauvaises années comme 2014 ou 2010 et des creux comme 2013 et 2015.

ASN note une diminution importante des accidents survenus pendant les phases d’approche et d’atterrissage depuis cinq ans. La moyenne quinquennale pour ces accidents est à son point le plus bas depuis quarante-cinq ans.

Au cours des cinq dernières années, environ un accident sur trois s’est produit pendant la phase d’approche ou d’atterrissage. En revanche, les accidents en phase de croisière et de descente sont en augmentation marquée. Ils représentent 45% de tous les accidents des cinq dernières années. Il s’agit d’un pic depuis cinquante ans.

Thierry Vigoureux

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