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  • Transport aérien
  • 17/11/2016
  • 12:21

Paris Aéroport numérise tous azimuts pour limiter les désagréments des passagers

Contrôle aux frontières, embarquement, tri des bagages, etc. Tous les incontournables de l’aéroport doivent faciliter la vie du voyageur.
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                Paris Aéroport numérise tous azimuts pour limiter les désagréments des passagers
Après la première génération de sas Parafe, quatre-vingts équipements de nouvelle génération, faisant appel à la biométrie faciale, seront installés à partir de l'été prochain. ©DR

Augustin de Romanet, PDG de Paris Aéroport, ne mâche pas ses mots : "Depuis le début de l’année, les temps d’attente aux contrôles de la police aux frontières supérieurs à trente minutes ont été multipliés par vingt. C’est intolérable."

Cet état de fait, très préjudiciable à la destination Paris, est lié à des contrôles renforcés des passeports, désormais systématiquement scannés pour interroger la banque de données centrale et au contrôle aléatoire de certains vols de l’espace Schengen qui en étaient dispensés auparavant.

À cela s’ajoutent des défaillances chroniques des sas automatiques Parafe (passage automatisé rapide aux frontières extérieures), trop peu nombreux et qui n’acceptent que les passeports français. Enfin le ministère de l’Intérieur n’a pas renforcé les effectifs de la police pour faire face à ces nouvelles exigences. On comprend mieux pourquoi des passagers internationaux choisissent Amsterdam pour entrer dans l’espace Schengen ou Eurostar pour aller à Londres.

Paris Aéroport va donc se substituer aux pouvoirs publics et financer d’ici à l’été quatre-vingts sas Parafe 2, une nouvelle génération développée par Gemalto, qui fait appel comme à Londres ou à Amsterdam à la biométrie faciale en comparant la photo du passeport et le visage de la personne présente.

De nouveaux sas Parafe financés par Paris Aéroport

Reste à faire accepter par la règlementation française cette technologie car actuellement, seule la reconnaissance des empreintes digitales, peu fiable, est validée. L’investissement – 80 000 euros par sas Parafe – a été annoncé par le Premier ministre la semaine dernière dans le cadre des mesures prises pour soutenir le tourisme avec un plan de 42,7 millions d’euros.

Petit tour de passe-passe, en fait, ces 6,4 millions dédiés à Parafe sont amenés par Paris Aéroport et, in fine, par les compagnies aériennes et leurs passagers. Pour faire prendre leur mal en patience aux voyageurs dans les files d’attente, un affichage du temps est prévu, permettant ainsi d’avertir les personnes à l’extérieur ou de recaler un rendez-vous en ville.

En revanche, à l’entrée dans la zone sécurisée de l’aéroport pour prendre l’avion lors de la vérification des bagages cabine, des progrès importants ont été réalisés et ADP annonce que l’attente pour le passage au poste inspection filtrage (PIF) "n’excède pas dix minutes dans 90% des cas".

Ces résultats ont été obtenus en mutualisant les PIF pour plusieurs satellites, en anticipant en fonction des flux de passagers attendus au départ (ce qui est plus facile qu’à l’arrivée) et en mettant les moyens humains nécessaires.

La procédure d'embarquement s'automatise toujours plus

Après l’enregistrement et l’émission de la carte d’accès à bord effectué chez soi sur Internet, sur smartphone ou à l’aéroport par un automate, la procédure d’embarquement s’automatise un peu plus avec le smartboarding. Déjà, le passager peut enregistrer en 45 secondes ses bagages de soute à un des 94 dépose-bagages automatique de Roissy-CDG ou d’Orly.

Le smartboarding permet ensuite au passager, lors de l’embarquement, de scanner sa carte d’accès à bord (quel que soit son format, numérique ou papier), ce qui ouvre le portillon vers l’avion. Le personnel de la compagnie reste présent pour vérifier que le nom indiqué sur la carte d’accès à bord est bien le même que celui de la pièce d’identité.

Ceci par mesure de sûreté, mais aussi pour éviter les fraudes tarifaires. L’opération prend huit secondes par passager, ce qui permet de ramener le temps d’embarquement d’un A380 complet de 45 à 30 minutes. En 2016, 130 machines seront installées sur 64 portes d’embarquement, un investissement de cinq millions d’euros à CDG. Des portes classiques restent pour les passagers SkyPriority, les familles avec enfants, etc.

Thierry Vigoureux

 

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