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  • 18/07/2016
  • 15:00

Attentat de Nice : quelles conséquences pour le réceptif France?

L'attentat du 14 juillet sur la Promenade des Anglais intervient alors que le tourisme français était déjà convalescent, huit mois après les attentats de Paris.
Tour Hebdo :
                Attentat de Nice : quelles conséquences pour le réceptif France?
La Promenade des Anglais à Nice, traditionnellement bondée en période estivale, panse aujourd'hui ses plaies. ©wikipedia

Actualisé à 17h56

Ironie du sort, c'est la veille des attentats de Nice, le 13 juillet, que s'est tenue la première réunion du comité d'urgence économique pour le tourisme, dont la création avait été annoncée le 30 juin.

Alors que les difficultés du secteur étaient déjà identifiées au point de lancer cette initiative, huit mois après les attentats du 13 novembre 2015, l'attentat survenu le 14 juillet sur la Promenade des Anglais à Nice est un nouveau choc pour le tourisme français.

L'objectif du comité d'urgence économique pour le tourisme était déjà d'endiguer le manque à gagner pour le réceptif français, notamment sur les marchés émetteurs dits "lointains", comme la Chine et le Japon, grands pourvoyeurs de recettes touristiques pour la France, mais aussi de capitaliser sur les bonnes tendances de l'Euro.

Campagne de relance à Paris : un coup d'épée dans l'eau

Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, en charge du Tourisme, avait réuni à cette occasion une cinquantaine de professionnels et partenaires du secteur du tourisme au Quai d’Orsay.

Le ministre avait alors assuré que, grâce notamment à l'accueil de l'Euro de football, les hôtels avaient enregistré une hausse de revenus de 15% en juin, tandis que les villes hôtes de l’Euro en avaient "pleinement profité", "affichant les soirs de matchs des taux d’occupation avoisinant les 95%".

Parmi les bémols, le gouvernement se préoccupait également des conséquences du recul de la livre sterling à la suite du référendum britannique favorable au Brexit, les touristes britanniques étant la première clientèle vers la France, avec plus 12 millions de touristes en 2015.

La campagne de relance de la destination Paris a aussi été évoquée. La capitale, porte d’entrée de la "destination France", a vu sa fréquentation touristique baisser l'an dernier, dans un contexte marqué par les attentats. La campagne de promotion avait déjà pâti d'un calendrier de lancement malheureux : initialement prévue le jour du crash du vol Paris-Le Caire d'Egyptair, elle avait été décalée de quelques jours, et s'était trouvée noyée dans les grèves, manifestations et échauffourées autour de la loi Travail.

Tout cela semble aujourd'hui bien dérisoire, dans la mesure où l'attentat de Nice constitue la réplique tant redoutée par les autorités touristiques, au-delà de l'immense tragédie humaine. D'après les précédents en Europe (notamment Madrid en 2004 et Londres en 2005), les visiteurs sont considérés comme réceptifs à une campagne de communication à partir de six mois suivant les événements. Dans un cas de récidive, la France risque de s'inscrire un peu plus dans le cercle des destinations jugées peu sûres par les visiteurs.

Déjà, avant Nice, le taux d’occupation des hôtels parisiens au premier trimestre 2016 était tombé à 57,3%, soit une baisse de 7,7 points par rapport au premier trimestre 2015. La fréquentation s'affichait aussi en net recul pour toutes les zones géographiques du pays et "aucun signe de reprise n’(avait) été constaté en avril", déplorait Jérôme Chartier, vice-président chargé de l'économie et de l'emploi au CRT d’Ile-de-France, le 31 juin dernier.

De "bonnes prévisions estivales" avant l'attentat de Nice

Avant le 14 juillet, l'espoir semblait pourtant renaître : on voulait croire à de bonnes prévisions estivales avec des réservations dans les camping, en hausse de l’ordre de 2,8% en nombres de nuitées. Les opérateurs du tourisme fluvial anticipaient une hausse de 10% à 15% sur l’ensemble de l’année, tandis que les arrivées aériennes sur les dix premiers jours de juillet augmentaient de 11% en région.

Quid désormais de la fréquentation dans les régions touristiques françaises alors qu'un haut lieu touristique (Nice, ville balnéaire connue internationalement) vient d'être frappé en plein coeur de l'été?

Interrogé par Tour Hebdo, le Quai d'Orsay marche sur des oeufs et se contente de préciser que "le comité d’urgence n’a pas prévu de se réunir prochainement. S’agissant de l’impact (de l'attentat de Nice, ndlr), les professionnels sont eux-mêmes prudents et disent qu’il est trop tôt pour mesurer l’impact"...

De son côté l'Espagne, autre destination phare en Europe durant la saison estivale, a annoncé au lendemain de l'attentat de Nice qu'elle allait maintenir les contrôles aux frontières terrestres avec la France et renforcer les mesures de sécurité dans les aéroports et les zones touristiques en raison de la menace terroriste.

V.D. avec AFP

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