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  • E-tourisme
  • 04/07/2016
  • 10:00

Opwigo veut devenir le "couteau suisse" du tourisme

Le portail souhaite accompagner l’internaute dans tout le processus d’organisation de ses vacances, depuis la recherche d’informations en amont jusqu’au partage de ses conseils et photos.
Tour Hebdo :
                Opwigo veut devenir le "couteau suisse" du tourisme
En créant Opwigo, Anthony Gies et Maud Clementelli ont voulu mettre à la disposition des internautes un outil tout en un. © Opwigo

Qui est l’entreprise ?

À la fois réseau social dédié aux voyageurs, plate-forme de création de voyages à la carte, intégrateur de contenus et outil de réservation, Opwigo se présente comme le "couteau suisse" du tourisme. Lancé en mai 2015, ce portail "tout en un" propose d’informer et d’inspirer, de planifier et de réserver ses vacances, et enfin de partager ses bons plans, astuces et photos avec ses amis ou la communauté Opwigo.

L’idée trottait dans la tête d’Anthony Gies depuis 2008. C’est lors d’un voyage en Australie, à une époque où les smartphones étaient encore balbutiants, qu’il trouve l’idée. Il cherche alors à rester en contact avec sa famille et ses amis et développe Trackmypals, un outil permettant de se géolocaliser via Internet. Ce sera l’embryon d’Opwigo.

 

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Qui en est le pilote ?

Méthode et rigueur sont nécessaires pour créer une entreprise. Jeunes trentenaires, Anthony Gies et Maud Clementelli n’en manquent pas. Il faut dire qu’ils se sont rencontrés au... ministère de la Défense. Ingénieur informaticien, et après avoir déjà créé plusieurs entreprises, le premier déploie ses talents de programmeur au sein de l’institution ; quand la seconde, après des études de droit international et un début de carrière au sein de l’agence de publicité TBWA, y occupe un poste dans la communication.

Tous deux passionnés de voyages, leurs profils sont complémentaires. À la fin de leur contrat de trois ans au ministère, ils se lancent dans l’aventure. Lui développe, elle communique. Ensemble, ils font évoluer le concept de Trackmypals, réfléchissent à un nouveau nom. Anthony invente même un algorithme pour créer des mots ! Ce sera finalement Opwigo, transcription de "Hop, we go" (allez, on y va !).


Quels sont ses moyens ?

Anthony Gies est seul aux commandes sur le plan financier. La revente d’une société dans les télécoms créée précédemment lui donne quelques moyens. Il injecte 15 000 € pour amorcer le démarrage d’Opwigo. Ses compétences d’ingénieur informatique lui permettent de développer lui-même le site. Sous-traité, celui-ci aurait coûté entre 200 000 € et 300 000 €, estime le jeune créateur.

Incubée dans un premier temps au sein d’une pépinière d’entreprises de la chambre de commerce et d’industrie de Paris, la start-up est désormais hébergée au domicile d’Anthony Gies, à Paris. Pour sa part, Maud Clementelli vient de déménager à La Rochelle et partage son temps entre télétravail et allers-retours réguliers dans la capitale.


Le credo de Meetrip : "Créer un réseau social français du voyage, permettant aux internautes de préparer leurs vacances sur un unique portail."


Comment ça marche ?

Il faut s’inscrire (gratuitement), comme sur n’importe quel réseau social, pour bénéficier de toutes les fonctionnalités du site. La plate-forme est organisée en trois parties : avant, pendant et après le voyage. Véritable guide exhaustif, la première partie recense les informations pratiques de tous les pays : météo, formalités administratives, conseils sanitaires et de sécurité grâce à un accord signé avec le ministère des Affaires étrangères. On y trouve également les lieux à visiter dans chaque destination, "un contenu qui demande encore à être qualifié, notamment à travers les commentaires que déposeront les internautes", précise Maud Clementelli.

Si un voyageur ne sait pas où partir, il peut s’inspirer des voyages partagés sur le site par la communauté Opwigo, ou consulter la centaine de blogs référencés. "Je suis allée à Bruxelles en avril, au Salon des blogueurs de voyages, pour enrichir cette rubrique", explique la jeune femme. Une fois sa destination choisie, l’internaute construit son parcours étape par étape (l’itinéraire est ensuite visualisable sur une carte) puis le partage pour trouver des covoyageurs, en évaluer le coût approximatif, avant éventuellement de réserver son transport, son hôtel, ses activités via des prestataires partenaires... Pendant son voyage, grâce à la géolocalisation depuis le site (et demain une appli pour smartphone), le voyageur a l’opportunité de visualiser les activités qui se trouvent à proximité. Enfin, à son retour, il peut partager ses bons plans, ses photos, ses commentaires avec ses amis ou la communauté Opwigo, afin d’inspirer d’autres voyageurs.


Quel est le modèle économique ?

Opwigo n’est pas une agence de voyages mais un apporteur d’affaires. L’inscription est gratuite pour l’internaute, la start-up tire ses profits des commissions sur les ventes générées par son intermédiaire, de 10 % à 20 % selon les fournisseurs. Outre des partenariats signés avec divers opérateurs (Ceetiz et Viator pour les activités, Meetrip pour les guides, HouseTrip pour l’hébergement, La Fourchette pour les restaurants ou Chapka pour les assurances), Opwigo a intégré l’offre de géants, comme Booking ou Expedia, via des plates-formes d’affiliation, en particulier Zanox.

À ce jour, Opwigo compte environ 2 000 membres, qui ont créé 250 voyages. Pour l’heure, les ventes sont dérisoires. La start-up prévoit un chiffre d’affaires de 19 000 € en 2017, et 400 000 € en 2019. Les deux associés devront donc encore attendre plus d’un an avant de pouvoir se verser un (petit) salaire. D’ici là, Opwigo a postulé pour toucher une bourse de La French Tech afin de développer une application pour smartphone. La start-up aimerait également ouvrir son capital à des investisseurs l’année prochaine.


Quelles sont ses limites ?

Avec 400 000 pages, le site peut vite se transformer en "bazar numérique". "Nous travaillons en permanence à son ergonomie pour faciliter la navigation. Nous en sommes déjà à la huitième version !" témoigne Maud Clementelli. Autre difficulté : inciter les membres de la communauté Opwigo, une fois leur itinéraire construit, à effectuer leurs résas via le site plutôt que directement auprès des fournisseurs, afin de générer des revenus. "Le concept du tout-en-un est encore balbutiant. Nous devons travailler à changer les mentalités", souligne Maud.

Encore faut-il pour cela que l’offre soit disponible. Car pour l’heure, dans la partie "réserver", de nombreux onglets sont vides. "La difficulté est d’intégrer les flux des fournisseurs, qui fonctionnent tous de manière différente. Nous allons sortir une nouvelle version du site dans quelques semaines, avec un intégrateur automatique des flux", annonce la cofondatrice d’Opwigo. Il s’agit aussi de ne pas perdre de temps face à une concurrence qui s’organise, avec des sites comme GlobeWhere, Libertrip (encore en version bêta), BeGlob ou l’américain Wayn...

Des professionnels à séduire

Pour améliorer son offre tout en développant ses revenus, Opwigo envisage de proposer aux professionnels du tourisme – au-delà d’un référencement gratuit – un service premium avec un abonnement annuel, dont le prix reste à définir. Une entreprise bénéficierait alors de divers services : affichage amélioré, page Web dédiée, publicités géolocalisées, offres spéciales, etc. "Dans l’idéal, nous aimerions proposer ce service avant l’été ou à la rentrée au plus tard", précise Maud Clementelli. Opwigo cible notamment les prestataires d’activités, généralement de petites entreprises faiblement présentes sur le Web, qui trouveraient par ce biais une visibilité accrue. En attendant, un partenariat a été signé avec la Touraine, dont l’offre touristique s’affichera sur la prochaine version du site, prévue dans quelques semaines.

Thierry Beaurepère

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