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  • E-tourisme
  • 14/06/2016
  • 15:18

Enjeux du e-commerce : la vision de 5 personnalités sur la création de valeur

La journée organisée par la Fevad a démarré ce matin sur le thème “Generating new value”. Les temps forts avec J. Attali, N. Bouzou, V. Morali, G. Koening, et G. Pépy.
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                Enjeux du e-commerce : la vision de 5 personnalités sur la création de valeur
Guillaume Pépy, interviewé par le journaliste David Abiker, lors de la journée Enjeux du e-commerce organisé par la Fevad ©CC

Une série de table-rondes et de face-à-face a ponctué la matinée de "Les Enjeux e-commerce 2016" de la Fevad, la Fédération ecommerce et vente à distance. Voici les commentaires que nous avons sélectionnés lors de ces premiers échanges (voir la liste des intervenants de la journée complète).

Jacques Attali, président de Positive Planet, au sujet de la valeur redistribuée :

“Concernant le rachat de LinkedIn par Microsoft, annoncé hier, je ne crois pas que deux géants d’hier puissent créer un géant de demain. La mutation est ailleurs. Concernant l’évolution du commerce et du e-commerce, je crois au développement du sur-mesure, à l'impact du social et de l’environnemental, et aux enjeux de sécurité. La seule chose rare est le temps : la qualité du temps passé dans le magasin réel ou virtuel va devenir essentielle. L’économie collaborative a besoin de règles, édictées au moins au niveau européen”.

Nicolas Bouzou, économiste, au sujet de la république numérique : “Nous vivons une période de transition, et il faut se convaincre que ce qu’il y a au bout, ce sera mieux. Le rôle de la République est de donner de la réassurance aux gens tout en apportant de la flexibilité aux structures. Je suis favorable à l’Etat providence, mais il doit garantir une formation autour des savoirs fondamentaux, surtout en cette période de NBIC (nano-technologies, biotechnologies, informatique et sciences connitives, ndlr). Le numérique ne signifie pas la fin du travail mais la mutation du travail. La question à se poser est de savoir ce que l’humain peut faire de mieux que l’intelligence artificielle ! Le numérique peut créer des emplois indirects, comme Airbnb qui favorise la fréquentation des restaurants autour des hébergements loués et qui contribue à rallonger la durée de séjour, donc à consommer localement”.

Véronique Morali, présidente de Webedia, au sujet des valeurs des nouvelles générations (new age, new values) : “Dans le groupe, nous sommes 1 500, et nous avons 45 lignes de métiers différents : codeurs, rédacteurs, commerciaux, etc.  Même si la technologie est notre métier, l’humain est au cœur du dispositif, sinon on devient obsolète. La moyenne d’âge est de 28 ans. Les jeunes de la génération Y ont des façons de travailler différentes, mais on a toujours besoin de gens plus âgés pour les encadrer, leur donner un cap et une cohésion”.

Gaspard Koenig, philosophe et fondateur de Generation Libre, au sujet des valeurs des nouvelles générations (new age, new values) : “En Allemagne, l’utilisation des data est très mal perçue. Les hackers sont méfiants du pouvoir central et n’ont plus de smartphone, alors qu’en France, on en est encore au débat entre les Anciens et les Modernes. Pour contrer les grandes plateformes numériques qui collectent les data, et qui peuvent être dangereuses à terme, on pourrait imaginer un contrat de patrimonialité des données, en payant suivant leur utilisation”.

Guillaume Pepy, président de la SNCF, au sujet du partage versus la destruction de valeur : “La SNCF est un morceau de la France : d’un côté, les grèves et les manifestations, de l’autre, une entreprise championne du digital ! Nous nous positionnons comme apporteurs de solutions de mobilité. Il s’invente un mode de transport par mois, et notre métier est d’essayer de les combiner : co-voiturage, vélo électrique, VTC, etc. Nous travaillons avec 3 000 start-ups. Concernant les données (nous avons 10 millions de clients par jour), nous ne jouons pas avec. L’un de nos enjeux est de combattre la naïveté politique dans ce domaine. Quant à la destruction de l’emploi par le digital, elle est inévitable dans un premier temps, avant de repartir vers la hausse”.

Catalina Cueto

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