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  • Conjoncture
  • 07/06/2016
  • 12:00

Qu'est-ce que les clients appellent tourisme durable ?

Booking.com publie une étude sur la perception qu’ont les voyageurs internationaux du tourisme durable et sur ses limites.
Tour Hebdo :
                Qu'est-ce que les clients appellent tourisme durable ?
Pour 22% des sondés, écotourisme rime avec séjour dans un environnement naturel tel qu’un parc national ou une réserve naturelle. ©B.Piccoli/Fotolia.com

Booking.com vient de dévoiler les conclusions tirées de son rapport international "Sustainable Travel Report" portant sur ce que les voyageurs entendent par "tourisme durable". Les données ont été collectées au mois de mars auprès de 10 000 personnes interrogées au sein de dix marchés.

A la question "que signifie la notion de voyage écoresponsable ?", 56% considèrent que séjourner dans un établissement écoresponsable constitue un séjour durable et 68% ont confirmé qu’ils seraient plus susceptibles de choisir un hébergement s’ils savaient que ce dernier est respectueux de l’environnement.

Cependant, 65% des voyageurs interrogés ont déclaré ne pas avoir séjourné ou ne pas savoir s’ils ont séjourné dans un établissement durable l’an dernier. Pire, 39% d’entre eux ont affirmé qu’ils ignoraient l’existence de ce type d’établissement. Arrivent en tête les Allemands (46%), les Japonais (43%) et les Néo-Zélandais (39%).

Les clichés ont la vie dure

Parmi les autres critères définissant un voyage écoresponsable figurent la compensation carbone pour 32% des personnes interrogées et le séjour dans un environnement naturel tel qu’un parc national pour 22% d’entre elles. Pour 16%, le camping constitue une forme de séjour écoresponsable tandis que 14% estiment que tourisme écoresponsable rime avec l’observation de la faune et de la flore locales. 

La notion de tourisme durable peut également passer par les activités solidaires, comme l’achat de produits locaux comestibles ou faits main (35 %), le bénévolat pour aider les communautés locales (14%) et les séjours au cœur d’une communauté locale afin de découvrir leur culture (12%).

Au global, seules 42 % des personnes interrogées se considèrent comme étant des voyageurs écoresponsables. Ceux qui ne le sont pas le justifient, pour 22% d’entre eux, par le coût trop élevé des hébergements durables, pour 10% parce qu’ils les considèrent moins luxueux et pour 13% parce qu’ils ne pensent pas qu’ils soient véritablement respectueux de l’environnement.

Pourtant, selon les recherches menées par Booking.com auprès de plus de 5 700 partenaires dans 20 pays, un tiers des établissements de plus de 36 chambres affirment avoir mis en place des mesures pour protéger l’environnement. Mais le font-ils savoir ?

Céline Perronnet

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Vos Réactions

Certain

Bonjour, Je trouve que les études sur le tourisme durable ou responsable se ressemblent toutes ! A croire que les questions sont toujours les mêmes et que les réponses vont de pair. Investis dans le tourisme d'aventure et l'écotourisme depuis 13 ans maintenant, je pense qu'il faudrait enfin dépasser les clichés. La question cruciale reste bien entendu le contenu du séjour ou des vacances et quels sont les acteurs qui interviennent et comment ils interviennent. La problématique déplacement est également à prendre en compte au delà de celui nous conduit sur les lieux du séjour. A mon sens, la mobilité douce doit y tenir une place toute particulière : on se déplace à pied, à vélo, à cheval etc ... autant de modes d'approche des sites que l'on désire découvrir. Le risque est en effet de tomber dans le phénomène de greenwashing où l'on vente la nature (et sa consommation) via des déplacements extrêmement polluants. L'écotourisme, le tourisme durable ou responsable sont des métiers d'artisan. Intrinsèquement ils ne peuvent pas épouser les modèles économiques du tourisme "classique ou généraliste" ou alors on se cantonne dans un habillage de façade qui nuit à la promesse affichée. Bien cordialement. Fred de Languedoc Nature - www.languedoc-nature.com

le 07 Juin 2016 - Société : Languedoc Nature

LAMIC

Bonjour, Malheureusement, ces résultats ne nous surprennent pas. Les véritables acteurs de ce type de tourisme n’ont pas de moyens pour communiquer sur ce qu’ils réalisent. Les adeptes du greenwashing détournent en permanence les véritables enjeux. Et la presse nationale, soit, ne s’y intéresse pas, soit fait rédiger des articles par des journalistes ne maîtrisant pas le sujet, ou encore écarte de ses colonnes ceux qui n’ont pas les moyens de payer des encarts publicitaires ! Informer correctement le consommateur sur ce sujet dans ces conditions est très ardu ! C’est ce à quoi s’attèle l’Association des Voyageurs et Voyagistes Eco-Responsables (V.V.E), depuis 9 ans sur son blog : http://blog.voyages-eco-responsables.org/, tenu souvent à l’écart de ceux que nos articles de terrain dérangent… Cordialement Jean-Pierre Lamic

le 09 Juin 2016 - Société : Voyageurs et Voyagistes Eco-Responsables

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