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  • Transport aérien
  • 21/03/2016
  • 16:05

Crash de Flydubai : la gestion des conditions météo en question

L'équipage serait passé outre un message d'alerte météo. Les rafales de vent peuvent avoir mis l’avion en difficulté.
Tour Hebdo :
                Crash de Flydubai : la gestion des conditions météo en question
Flydubai est une low cost créée en 2008, basée à Dubaï, compagnie sœur d’Emirates, ayant les mêmes actionnaires. ©DR

Les enregistreurs de vol du Boeing B737 de Flydubaiqui s’est crashé samedi à Rostov-sur-le-Don, en Russie du Sud, faisant 62 victimes, ont été retrouvés en assez mauvais état.

Il semble toutefois que les données puissent être lues sur le FDR (flight data recorder). Quant à l’enregistreur vocal (CVR), il a souffert mais les mémoires numériques semblent intactes. Les boîtes noires du vol FZ981 vont être analysées par les experts russes du MAK (Interstate Aviation Committee, Accident Investigation Board) ainsi que des techniciens américains (Boeing), français (moteurs CFM) et émiratis (compagnie Flydubai).

A ce stade, les autorités russes, inquiètes après l’acte terroriste du Sinaï détruisant un Airbus A321 de Metrojet, sont rassurées : l’attentat est très peu probable, sauf intervention illicite de dernière minute dans le poste de pilotage. Aucun signal de détresse n’a été émis avant le crash et rien n’apparaît dans les conversations radio avec la tour de contrôle. L’avion avait, quant à lui, suivi une opération de maintenance détaillée en janvier dernier, selon la compagnie Flydubai.

Les observateurs présents laissent entendre que les conditions météorologiques difficiles n’ont pas été gérées correctement par l’équipage. L’avion venant de Dubaï, qui avait déjà effectué une première approche suivie d’une remise de gaz deux heures plus tôt à 22h41, a tenté d’atterrir à 00h43 alors que le vent soufflait à 27 nœuds (50 km/h). Ce qui, a priori, n’est pas un problème pour un avion de ligne.

En revanche, ce qui est beaucoup moins favorable dans l’observation faite par la tour de contrôle au moment du crash, ce sont les rafales de vent de 42 nœuds, largement annoncées dans les bulletins météo avec des orages et de la pluie forte.

Des réserves de carburant suffisantes pour se dérouter

Lors de la deuxième approche, suivie, elle aussi, d’une remise de gaz, le Boeing B737 a pu subir une brusque variation de la vitesse du vent, un "cisaillement de vent", une hantise pour les pilotes, d’autant plus qu’elles interviennent en fin de vol, quand la fatigue se fait sentir alors que la vigilance doit être maximale. La sanction peut être un décrochage quasi impossible à récupérer.

Les données enregistrées par le site Flightradar24 montrent que l’appareil a d’abord repris de l’altitude puis a commencé à tomber avec une vitesse verticale considérable qui a atteint 21 000 pieds par minute, ce qui correspond à un décrochage.

Plusieurs questions restent posées. Pourquoi les pilotes du vol Flydubai Dubaï-Rostov ne se sont pas déroutés au vu des conditions météorologiques locales exécrables? Les pilotes de Flydubai avaient décollé de l’émirat avec des réserves confortables de carburant, permettant 8h30 de vol, presque le double de ce qui était nécessaire pour la mission. Ce qui leur a permis de tourner deux heures en attente au niveau 150 (5 000 mètres d’altitude) au-dessus de Rostov.

Pourquoi ne se sont-ils pas déroutés vers des aéroports proches et accessibles comme Taganrog, Mariupol ou Volgograd offrant des pistes de 2 000 mètres ? Quelles sont les consignes de la compagnie aérienne dans une telle situation et incitent-elles à atterrir dans toutes les conditions ?

Samedi, le directeur général de Flydubai, Ghaith al-Ghaith, a annoncé que sa compagnie allait verser 20 000 dollars par passager aux familles pour faire face aux besoins immédiats. Il a indiqué que le commandant de bord chypriote et le copilote espagnol totalisaient respectivement 5 965 et 5 769 heures de vol, des "pilotes tout à fait expérimentés".

Flydubai est une low cost créée en 2008, basée à Dubaï, compagnie sœur d’Emirates, ayant les mêmes actionnaires. Elles se complètent car Emirates assurent très peu de dessertes sur le réseau régional.

Thierry Vigoureux

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