Le gouvernement catalan estime que les loueurs doivent s'inscrire sur le registre officiel.
Dans le monde entier, les autorités des villes touristiques cherchent à mettre Airbnb sur un régime qui ne fait pas une concurrence déloyale aux hôteliers. A New York, depuis 2011, il est interdit de louer son appartement pour moins de 29 jours. A San Francisco, Airbnb va devoir commencer cet été à collecter des taxes de séjour au même titre que les hôtels. A Paris, la loi Alur cherchait à restreindre la location courte durée…
C'est cette fois Barcelone qui tape du poing sur la table. Le gouvernement catalan a infligé une amende de 30 000 euros au site américain Airbnb qu'il accuse de servir d'intermédiaire entre les touristes et les particuliers qui louent illégalement leurs appartements.
"Le gouvernement de Catalogne n'est pas opposé à l'économie collaborative, nous croyons que c'est une nouvelle voie pour réunir les consommateurs et les propriétaires et générer de nouveaux modèles commerciaux, mais les règles du jeu doivent être les mêmes pour tout le monde", a dit Felip Puig, responsable de la presse, à l'AFP.
La multiplication des appartements touristiques irréguliers à Barcelone, une des villes les plus visitées du monde, oblige les autorités regionales à réguler ce secteur et à déclarer illégale la location d'habitation comme une résidence de vacances et oblige les propriétaires à s'inscrire sur un registre officiel.
"Une part de l'offre d'Airbnb est constituée d'habitations touristiques ou d'appartements qui se sont pas enregistrés. Nous les avertissons que cela est illégal", a dit à l'AFP un porte-parole du département.
Fondée en 2008 en Californie, Airbnb est présent dans 34 000 villes dans 190 pays différents. Les autorités de New York lui ont déja demandé la publication des dates de réservation afin de savoir s'il s'agit d'une activité hôtelière illégale.