Le ministre des Affaires étrangères a fait une visite éclair hier à Tunis, pour préparer la venue de François Hollande prévue en juillet.
En visite éclair à Tunis, mardi, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a mis en avant les questions économiques, plus que politiques, et évoqué la relance du tourisme à plusieurs reprises.
"La France est le premier partenaire de la Tunisie et nous voulons travailler, main dans la main, pour aller plus loin dans ce partenariat", a-t-il déclaré, précisant : "Il s'agit d'inciter les investisseurs et les touristes français à venir en Tunisie".
Venu préparer le déplacement de François Hollande, prévu en juillet, le chef de la diplomatie française a également adressé un "message d'amitié, de confiance et de solidarité" à la Tunisie. "Nous avons confiance dans l'avenir de la Tunisie, qui a une population jeune, qualifiée, et un peuple responsable, qui a le sens de la démocratie", a-t-il vanté.
A un journaliste qui évoquait le "gel" dans les relations franco-tunisiennes, notamment la baisse de la fréquentation touristique, il a rétorqué : "Un million de touristes, c'est quand même un gel assez chaud."
"Les touristes français représentent plus que les allemands, les anglais et les italiens réunis, excusez du peu", a-t-il poursuivi, bien obligé de reconnaître toutefois "qu'il y a un creux, dû peut-être à des problèmes d'image auxquels vous, médias, n'êtes pas totalement étrangers", a-t-il lancé, relayant là une critique récurrente des professionnels du tourisme et de nombreux Tunisiens.
En 2012, les vacanciers français ne représentaient plus qu'un touriste sur six en Tunisie, contre un sur cinq avant la révolution.
Elodie Auffray, à Tunis