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  • 03/10/2017
  • 14:45

Olivier Carvin (Maranatha) : "La liquidation judiciaire est totalement exclue"

Dans une interview accordée à Tour Hebdo, le ‎président du groupe Maranatha s'explique sur la mise en redressement judiciaire de sa holding et sur l'avenir du groupe hôtelier.
Tour Hebdo :
                Olivier Carvin (Maranatha) : "La liquidation judiciaire est totalement exclue"
Olivier Carvin, président de Maranatha, cherche un repreneur de tout ou partie du groupe. ©Anita Vegas

Tour Hebdo : Comment expliquez-vous cette mise en redressement judiciaire ?

Olivier Carvin : Avant toute chose, il faut savoir que la procédure concerne uniquement la holding Maranatha, qui gère les actifs hôteliers et assure l'organisation du marché secondaire entre investisseurs, et pas les sociétés qui détiennent les 60 hôtels du groupe. Les hôtels sont ouverts et ils fonctionnent normalement, avec leurs 1800 salariés. La holding Maranatha, elle, a subi un effet ciseaux dans la foulée de l'attentat du 13 novembre 2015 à Paris : nos 26 hôtels parisiens ont vu une chute de leur fréquentation, provoquant une baisse de la trésorerie, alors que nous enregistrions, dans le même temps, une hausse des demandes de sortie anticipée de la part des investisseurs. Au total, 220 investisseurs sur 6 000 ont demandé à sortir, représentant une demande de rachat totale de 30 millions d'euros. Nous avons alors vendu deux hôtels, l'un à Bandol et l'autre à Bruxelles, permettant de rembourser 10 millions d'euros. Il reste aujourd'hui 20 millions d'euros à rembourser. Ce n'est donc pas une difficulté de gestion des hôtels mais uniquement un problème de liquidités. Mais, contre toute attente, le tribunal de commerce de Marseille a décidé la mise en redressement judiciaire. Je conteste cette position car nous ne sommes pas en cessation de paiements.

T.H. Quelle est la prochaine étape ?

O.C. : Nous sommes actuellement en discussion avec 5 fonds, deux fonds d'investissement français, deux fonds liés à des familles et un fonds étranger, pour la reprise de tout ou partie du groupe. Aujourd'hui, le modèle c'est un hôtel = une société. L'objectif est de regrouper les 60 hôtels sous une seule société. Les investisseurs actuels pourront alors être associés dans une foncière qui détiendra les 60 hôtels. Et nous continuerons à assurer la gestion hôtelière sous la marque Maranatha.

T.H. Le tribunal de commerce fixe un prochain rendez-vous au 14 novembre. Le scénario de la liquidation judiciaire est-il envisageable ?

O.C. : La liquidation judiciaire est totalement exclue. La solution passe par la restructuration financière sur tout ou partie du capital.

T.H. Cette mise en redressement judiciaire ne démontre-t-elle pas une faille dans votre modèle d'origine ?

O.C. : Un talon d'Achille est effectivement apparu. C'est ce qui a fait la force du modèle au départ et qui fait sa faiblesse aujourd'hui. Nous avons voulu répondre aux 3 piliers demandés par les investisseurs : un bon rendement, entre 6 et 7%, un placement fiscalement intéressant et la possibilité de pouvoir récupérer facilement son argent, sachant que la mise minimale est de 100 000 euros. Ce modèle nous a permis de collecter 400 millions d'euros en 2015. Mais je n'ai pas vu l'effet ciseaux, en cas de baisse de la trésorerie et d'augmentation des demandes de rachats. Le nouveau modèle prévoit désormais un investissement d'une durée de 5 ans, avec une option de sortie qui n'est possible que si les liquidités sont là, alors qu'avant nous étions sur une promesse de rachat à 6 mois. Nous avons également dissocié les deux trésoreries pour que les sorties d'investisseurs soient financées par les entrées de nouveaux investisseurs.

T.H. Que dites-vous aujourd'hui aux investisseurs ?

O.C. : Ils doivent savoir qu'ils n'ont pas perdu d'argent. Les hôtels ont pris de la valeur. Pour preuve, la vente de l'hôtel Le Louise à Bruxelles s'est soldée par un bénéfice de 5 millions d'euros. Comme pour un cyclone, je conseille aux investisseurs de rester aux abris et d'attendre que ça passe. Les hôtels seront soit restructurés ou vendus et, alors, ils récupéreront leur argent.

Propos recueillis par Didier Forray

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