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  • Transport aérien
  • 28/08/2017
  • 18:31

Contrôles aux frontières : les compagnies aériennes européennes réclament des solutions

Les associations de compagnies aériennes, dont Iata, interpellent Bruxelles et demandent des solutions pour limiter les retards dans les aéroports dus aux contrôles.
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Le système Parafe, à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. ©Wikipedia

Jamais le monde du transport aérien n’a connu une telle unanimité face aux problèmes rencontrés par les passagers. Ces derniers doivent en effet faire plusieurs heures de queue lors du passage aux frontières dans les aéroports européens. Une lettre ouverte au Conseil des ministres de la justice et de l'Intérieur européens a ainsi été signée le 24 août dernier par l'Association internationale du transport aérien (Iata) et les associations Airlines for Europe (A4E), International Airlines International (ACI) Europe, European Regional Airlines (Era) et la Représentation internationale des compagnies aériennes en Europe (Aire).

On y trouve à peu près toutes les compagnies, des low cost aux majors européennes en passant par les transporteurs régionaux. Les passagers ont tous à souffrir des attentes aux contrôles aux frontières et les compagnies des impacts financiers des retards des vols. Les chiffres sont éloquents. "L'imposition d'un nouveau règlement sur les contrôles aux frontières par l'Union européenne a provoqué un chaos et des retards considérables dans les vols en Europe. Les contrôles supplémentaires signifient en moyenne un temps de traitement supplémentaire de 20 secondes par passager, ce qui signifie qu'il peut prendre une heure supplémentaire pour traiter les passagers sur un vol", indique la lettre.

Une hausse des départs retardés

"Nous soutenons des contrôles aux frontières supplémentaires si les gouvernements pensent que cela améliore la sécurité des citoyens européens. Mais nous avions prévenu que cela nécessitait plus de ressources pour éviter les retards, et les gouvernements n'ont pas tenu compte de ces avertissements. Le nombre de vols retardés en raison des problèmes de contrôle aux frontières augmente de 97%, ce qui est totalement inacceptable. La réponse est de déployer plus d'agents de contrôle aux frontières et des portes plus automatiques pour être opérationnelles", écrit Rafael Schvartzman, vice-président régional de l'IATA Europe.

Environ 319 millions de passagers par an seront affectés par ce contrôle renforcé des frontières, soit près de la moitié de tous les passagers qui voyagent dans les aéroports de l'UE. Les compagnies aériennes et les aéroports font tout leur possible pour minimiser les inconvénients pour les passagers, indique encore la lettre. À cet égard et bien que les passagers bloqués aux frontières sont considérés comme des "no show passagers", les compagnies aériennes essaient de les enregistrer sur le prochain vol disponible, sans frais supplémentaires.

Une solution qui nuit aux opérations des aéroports et des compagnies aériennes et qui expose également les transporteurs aux droits indus des passagers en vertu du règlement 261/2004 de l'UE, du fait des retards causés lors des vols de correspondance. En effet, la compagnie aérienne ne peut pas alors invoquer un cas de force majeure.

Supprimer les contrôles vers les Antilles françaises et La Réunion

Deux mesures sont suggérées par les associations de transporteurs : d'une part, tous les États membres doivent déployer le nombre nécessaire de fonctionnaires des frontières et davantage de portes automatisées de contrôle des frontières, y compris dans les aéroports secondaires où le trafic non-Schengen est important. D'autre part, pour les États membres, comme l'Espagne et la France, qui collectent des informations anticipées sur les passagers (API), (...) la vérification préalable sur la base des données de l'API pourrait également accélérer les contrôles pour les passagers de l'UE sur les vols entrants.

Enfin, mesure franco-française, le contrôle aux frontières pour les vols non stop partant de métropole vers les Antilles françaises ou La Réunion est à nouveau contesté. Il revient en effet à considérer que ces départements d’outre-mer n’appartiennent pas complètement à la France...

Thierry Vigoureux

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