webleads-tracker

  • Transport aérien
  • 30/06/2017
  • 11:15

On a testé le vol Emirates entre Paris et Dubaï

La compagnie du Golfe dessert Roissy-CDG vingt fois par semaine en Airbus A380. Notre journaliste était à bord.
Tour Hebdo :
                On a testé le vol Emirates entre Paris et Dubaï
Emirates dessert Roissy-CDG vingt fois par semaine en Airbus A380 ©Emirates

Enregistrement

Hall AC à Roissy-CDG 2, neuf banques dont trois dédiées à la classe affaires ou à la première, accueillent les passagers d’Emirates. A Dubaï, en arrivant à l’aéroport, on accède directement en taxi ou en voiture à un hall d’enregistrement réservé à la première et à la business avec une cinquantaine de banques débouchant sur des passages de sûreté et de police exclusifs. C’est fluide, ce qui contraste avec la police aux frontières à Roissy-CDG où un automate Parafes sur deux est en panne mais les passagers affaires d’Emirates bénéficient d’un accès prioritaire lors de la vérification des passeports. Précisons qu’au départ comme à l’arrivée, Emirates met à disposition des limousines qui prennent et déposent les passagers de première et de classe affaires dans les lieux de leur choix (dans certaines limites).

Salons

La compagnie dispose de son propre salon à Roissy-CDG d’une centaine de places, situé à l’étage dans la partie rénovée du terminal 2AC. On peut y dîner. Ce qui est appréciable avant un vol de nuit assez court. Au choix, cinq plats chauds et des buffets d’entrées et de desserts.

A Dubaï, on connaît la musique, au rythme d’une valse à trois temps. Les trois classes – première, affaires et économique – des avions d’Emirates retrouvent leurs marques aux trois niveaux du terminal tout A380, le Concourse A de 528 000 m2. L’avion à peine accosté, une des trois passerelles de débarquement est dédiée aux passagers de première qui gagnent ainsi directement leur salon de 12 000 m2 et utiliseront la même facilité plus tard pour le vol en correspondance. C’est sensiblement la taille totale d’une aérogare d’une grande ville de province, réservée ici à seulement 1 491 passagers choyés. Pour leur éviter de se perdre dans la foule des passagers dans la grande zone commerciale, quelques marques de luxe (montres, bijoux, parfums) ont élu boutiques à l’entrée du salon. Une cave à vins propose des bouteilles exceptionnelles. Un paradoxe quand on sait que l’importation d’alcool est interdite par de nombreuses destinations d’Emirates. Pour se restaurer, c’est l’embarras du choix. Bar à sushis, choix de fromages, autres buffets répartis sur les 400 mètres de long du salon ou encore la salle à manger et sa carte de six entrées, huit plats et quatre desserts préparés par des chefs qui opèrent dans une cuisine vitrée devant les clients.

A l’étage supérieur débarquent, toujours par une passerelle réservée, les passagers de classe affaires qui bénéficient de prestations comparables, quelques unes, rares, payantes comme l’accès au spa ou le cireur de chaussures. Près de 2 500 passagers peuvent y séjourner, choisir entre l’espace bureautique, une salle de conférences, des salons de télévision ou un espace fumeurs pudiquement baptisé coin cigares. Les enfants ne sont pas oubliés avec des salles au mobilier ludique multicolore. Les grands enfants peuvent jouer à la PS3 ou avec des simulateurs.

Au milieu des « derniers appels avant embarquement », cinq fois par jour, la sonorisation de l’aéroport diffuse l’appel à la prière du muezzin, ce qui ne provoque pas de mouvement de foule. Quelques fidèles rejoignent les salles de prière – hommes et femmes séparés – de l’aérogare principale ou des salons affaires et première.

Embarquement

A Roissy-CDG, à la porte d’embarquement comporte une passerelle donne accès directement au pont supérieur, celui des 76 sièges en classe affaires et des 14 suites en première. Avant de flâner dans la zone hors taxes (où les produits sont souvent plus chers que sur Amazon), se renseigner sur la distance à parcourir pour rejoindre la porte d’embarquement. Cela peut réserver des surprises et vous permettre d’améliorer votre record du 400 mètres.

Confort

Les bouchons d’oreille anti-bruit sont plus que jamais indispensables à bord de l’Airbus A380. Ici, c’est pour se protéger des bruits internes provoqués par les passagers et l’équipage et non pas celui de l’appareil très silencieux. Un clavier d’ordinateur où quelqu’un tape à deux rangs du sien peut perturber le sommeil comme la vaisselle que l’on range dans les galleys. Un ronfleur importune une cinquantaine de passagers. Quant à la conversation censée être confidentielle entre deux hommes d’affaires, elle peut être perçue par une vingtaine de personnes et pourrait réapparaître à leur désavantage lors de la négociation d’un prochain contrat. Sur Emirates, la trousse de confort généreuse en accessoires de qualité n’est distribuée que pendant les vols de nuit, mais on peut avoir des bouchons d’oreille à la demande auprès de l’équipage.
La notion de gigantisme de l’A380 à laquelle on pourrait s’attendre, est gommée par les aménagements intérieurs. Ce loft de 600 m2 à deux étages a été découpé en de nombreux volumes de taille comparable à ceux des autres gros porteurs. Ainsi, on peut apprécier l’intimité du compartiment arrière de la cabine affaires avec seulement seize sièges. Certes, ici un bar, là un escalier presque monumental, rappellent que l’on vole sur le plus gros avion civil au monde.

Tout le design des cabines de l’A380 a été conçu par l’architecte français Jacques Pierrejean retenu lors d’un concours international. En classe affaires, on se trouve face à un siège atypique (55 cm de large), un fauteuil multifonctions. C’est un parfait coin bureau. Il est même possible de conserver son ordinateur portable pendant le service d’une collation. Mais le déploiement de la lourde tablette demande un peu de contorsion. En appuyant sur une touche facile d’accès, l’ensemble se transforme en vrai lit avec couette. Un mini bar à hauteur de l’épaule dispose de jus de fruits et de boissons gazeuses. Il est éclairé par une douce lumière bleue que l’on peut éteindre pour dormir. Plusieurs étagères permettent de ranger des objets de voyage ou son téléphone portable. Les meilleurs sièges, à notre avis sont  les singles côté hublot.

Gastronomie

La commande des repas et des boissons est effectuée par le personnel de cabine sur smartphone qui transmet en temps réel les choix aux personnes chargées de la préparation du service et des assiettes dans les galleys. Cette nouvelle technologie personnalise et accélère le service en évitant en plus des allers et retours nombreux aux hôtesses et aux stewards. Huit sur les vingt-six que compte l’équipage sont affectés à la classe affaires et ses 76 passagers.

Le menu est séduisant avec notamment des crevettes marinées et des mezzés. Outre le porto, les vins sont français et italiens.

Divertissements

Que ce soit pour s’amuser, travailler, se connecter, chaque siège – en première, en classe affaires ou en économique – dispose d’un « media center » très complet : choix de plus de 2 500 chaînes dont plus de 500 films dont 23 en français, 367 séries TV, 100 jeux, etc., et un mode d’emploi de 46 pages. Et si cela ne vous suffit pas, vous pouvez visionner votre film personnel à condition de l’avoir chargé sur son lecteur ou une clé USB. Ce même accès USB permet de regarder ses photos de vacances.

Tous les programmes audios-vidéos sont les mêmes dans les trois classes. Chaque siège possède son propre écran. Sa taille diffère d’une classe à l’autre : 23 pouces en première, 17 pouces en classe affaires et 10,6 pouces en classe économique (ce qui était récemment encore le standard en classe affaires).

L’accès à internet n’est pas possible pendant tout le voyage, certains pays comme l’Ethiopie, le Turkménistan, le Mali, l’Argentine, etc. n’autorisant pas de connexion pendant le survol. La connexion au-delà de 10 Mo et deux heures est payante avec une participation symbolique d’un dollar US pour 500 Mo pendant toute la durée du vol.

Tarifs

Paris-Dubaï et retour en classe affaires à partir de 3 028 euros ttc (promotions fréquentes à 2 627 euros).

 

Testé par Thierry Vigoureux les 14-17 mai par les vols EK076 et EK075.

 

 

 

 

 

Cette page est réservée aux abonnés

Pas encore abonné ?

Ou testez gratuitement l’offre abonné pendant 15 jours

Offre d'assai gratuite

Vous êtes déjà abonné ? Identifiez-vous :

« Pour signaler un contenu indésirable ou illicite, nous vous invitons à nous contacter à l'adresse suivante : contact@tourhebdo.com. »

Vos Réactions

Bernard Personnaz

Article très intéressant et qui donne envie d'essayer !

le 30 Juin 2017 - Société : BPERSOCONSEIL

© Tous droits réservés

ABONNES PREMIUM

Recevez la newsletter quotidienne

Cliquez ici pour vous inscrire

RECHERCHER

le magazine

n°1586 - novembre 2017

DONNEZ VOTRE AVIS

Quel produit vendez-vous le plus pour cet hiver ?

  • Le club
  • La location à la neige
  • Le séjour ou le circuit long-courrier
  • La croisière

Tour Hebdo

Couverture Tour Hebdo

Lire Tour hebdo sur web, mobile, tablette

J'achète un numéro

Je m'abonne

RESTEZ CONNECTÉ

  • Retrouvez-nous sur Facebook
  • Retrouvez-nous sur Twitter
  • Flux RSS
Le Blog de Tourhebdo
#

Icotour - Le partenaire des professionnels du voyage depuis 1974

couverture Icotour