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Croisière

France 2 critique la sécurité à bord des paquebots de croisières


Publié le : 02.09.2016 I Dernière Mise à jour : 02.09.2016
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Le reportage de France 2 a été réalisé sur une croisière en Méditerranée du MSC Poesia au départ du port italien de Messine. ©MSC I Crédit photo

MSC Croisières mise en cause n’a pas souhaité répondre à nos questions, renvoyant sur la Clia qui considère le reportage de France 2 "peu crédible et à charge".

Le 31 août au soir, France 2 a consacré dans son journal de 20 heures un long reportage sur la sécurité à bord des paquebots de croisières, ce type de vacances en mer étant "dans le viseur des terroristes selon de nombreux experts", pour le journaliste de la chaîne de télévision.

Celui-ci avait demandé à quatre compagnies de monter à bord de leurs navires mais toutes ont refusé. Afin de tester les procédures de sécurité mises en place, l’équipe de France 2 a donc embarqué comme des clients lambda à bord du paquebot MSC Poesia de la compagnie MSC Croisières au départ du port de Messine, en Italie.   

Le reportage a pointé, selon les journalistes, des failles dans la sécurité, comme l’absence de scan des passeports avant l’embarquement afin de vérifier leur authenticité, le contrôle des sacs à main fait à l’intérieur du bateau et non sur le quai, et surtout le passage à bord d’une arme factice (un jouet) après son achat lors d’une escale à La Valette, à Malte. Enfin, un expert en matière de sécurité maritime, Stéphane Papillon, a montré la photo d’un arsenal d’armes factices qu’il a pu embarquer lors d’un test réalisé pour une compagnie dont le nom n’est pas divulgué dans le reportage.

MSC Croisières renvoit sur la Clia

Contacté par Tour Hebdo, la compagnie MSC Croisières n’a pas souhaité répondre à nos questions après la diffusion de ce reportage, nous renvoyant sur le communiqué envoyé hier par la Clia, l’association des compagnies de croisières.

Celle-ci rappelle que les compagnies ne peuvent "divulguer les protocoles rigoureux de sécurité en vigueur sur les navires de croisières" mais qu’elles "prennent très au sérieux la sécurité des passagers et des membres d’équipage".

Et de préciser que les "procédures [sont] similaires à celles en vigueur dans les aéroports et vont même au-delà. En outre, la sécurité est plus drastique que dans bien d’autres infrastructures touristiques [parcs d’attractions, musées, hôtels…] ou de transports [gares ferroviaires, gares routières, transports publics…]".

L’espace Schengen comme argument sur les contrôles d'identité

Sur le contrôle des passeports, la Clia souligne que "les documents d’identité ne sont pas scannés lors de voyages au sein de la Communauté européenne, les passagers ayant déjà été contrôlés à leur entrée dans l’UE en étant des ressortissants européens".

Sur les scans des bagages à main, l’association précise que leur contrôle peut être réalisé "soit à terre dans le terminal croisières par les autorités portuaires, soit à bord avec les systèmes de sécurité des navires". La Clia souligne également "la sécurité dans les ports italiens qui a été fortement relevée" comme le montre le reportage, avec une zone portuaire à Messine surveillée par des caméras et entourée de grilles.

Concernant le jouet en plastique à l’allure de pistolet, la Clia considère que celui-ci "ne peut être considéré comme une arme réelle pour l’œil d’un agent de sécurité hautement entraîné à détecter des objets illicites ou dangereux". Enfin, concernant l’arsenal montré par l’expert Stéphane Papillon, l’association des compagnies de croisières se dédouane en précisant que le test a été réalisé sur une compagnie non membre de la Clia.

Des hommes de sécurité armés présents à bord pendant les croisières

Dans son communiqué, la Clia rappelle que "sa priorité est de garantir la sécurité des passagers et des membres d’équipages à tout instant" et que "à bord des navires de croisières, les personnels de sécurité sont hautement entraînés et expérimentés, certains étant d’anciens officiers d’élite". Par ailleurs, elle souligne que les listes des passagers sont vérifiées et que ses compagnies membres "maintiennent un ensemble rigoureux de procédures et de politiques visant à protéger les passagers et à fournir une réponse immédiate et efficace en cas d’incident".

La Clia considère ce reportage comme "à charge et peu crédible" notamment sur l'assertion que ce secteur d’activité serait particulièrement visé par les terroristes. "Jamais l’industrie de la croisière n’a été alertée sur une menace quelconque visant les compagnies et navires de croisières de la part des autorités assurant la sécurité et la défense de tous les pays concernés", insiste Clia France.

S.J.

Voir le reportage de France 2 :

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