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Terrorisme, Ebola… comment résiste la croisière ? 4 AGV témoignent

  • Une bonne résistance à un contexte difficile

    522 000 Français sont partis en croisière en 2013. ©CR

    Une bonne résistance à un contexte difficile

    Menaces terroristes renforcées par l’engagement de la France dans la coalition internationale contre l’Etat islamique, Ebola…

    Face au contexte géopolitique et sanitaire qui affecte le tourisme, la croisière tire-t-elle son épingle du jeu ? Bénéficie-t-elle de reports ? Nous avons interrogé quatre agents de voyages à l’occasion de Top Cruise, le salon professionnel de la croisière.

    - Alain Sarlet, directeur régional du groupe Jancarthier Voyages, à Aix-en-Provence

    - Lilie Chaix, commerciale chez NAP Voyages, à Aubagne

    - Elisabeth Martin, travel planner chez Havas Voyages, à Avignon

    - Jérôme Méchin, travel consultant chez Day One, à Monaco

    Propos recueillis par Florence Donnarel

    Publié le : 21/11/2014
    • Régir
  • Alain Sarlet : "La croisière est considérée comme un produit sûr"
    Alain Sarlet, directeur régional du groupe Jancarthier Voyages, à Aix-en-Provence. ©FD

    Alain Sarlet : "La croisière est considérée comme un produit sûr"

    "Le marché de la croisière résiste. Au moment du Printemps arabe et encore récemment, nos clients nous interrogeaient sur l’escale à Tunis. Depuis la victoire de l’alliance laïque aux élections législatives d’octobre, la Tunisie repart bien et nous n’avons plus de questions quant à la destination.

    La croisière est considérée comme un produit sûr et n’apparaît pas comme exposée à une menace terroriste. Les rigoureux processus de contrôle à l’embarquement y contribuent. Nos ventes de croisières dans le réseau Sud ont augmenté de 20% en deux ans. Cela correspond à une croissance naturelle du marché. J’estime toutefois que d’ici un an on peut progresser de 15% à 20% du fait de report de destinations jugées à risques. On sent que les familles, préoccupées par la sûreté, peuvent acheter de la croisière."

    Publié le : 21/11/2014
    • Régir
  • Lilie Chaix : "On a des demandes d’itinéraires sans escale au Maghreb"
    Lilie Chaix, commerciale chez NAP Voyages, à Aubagne. ©FD

    Lilie Chaix : "On a des demandes d’itinéraires sans escale au Maghreb"

    "On ne ressent pas d’impact négatif sur les ventes de l’offre croisière. Probablement parce que le produit est en plein développement et qu’il se vend facilement. Nous réalisons même davantage de dossiers croisières. Il est cependant difficile de savoir si cela est lié à des reports de clients qui délaissent des destinations identifiées comme risquées ou à l’impact de l’action commerciale des compagnies de croisière.

    A l’agence, nous nous sommes donné aussi plus de moyens pour pousser cette offre. La question du terrorisme est toutefois présente : on a des demandes d’itinéraires sans escale au Maghreb ou même en Turquie. Mes clients sont des responsables de groupes. Compte tenu de leurs obligations, je pense qu’ils sont plus méfiants qu’un voyageur individuel."

    Publié le : 21/11/2014
    • Régir
  • Elisabeth Martin : "La peur de l’avion peut amener des touristes français vers la croisière"
    Elisabeth Martin, travel planner chez Havas Voyages, à Avignon. ©FD

    Elisabeth Martin : "La peur de l’avion peut amener des touristes français vers la croisière"

    "Les compagnies ont tendance à anticiper sur les questions politiques et sanitaires. Par exemple, au moment du dernier conflit israélo-palestinien, Costa Croisières a suspendu ses escales en Israël. Le client est alors à même de choisir de partir ou non. Je ne pense pas que la croisière pâtisse du contexte géopolitique ou qu’elle en bénéficie.

    En revanche, je constate que les crashs aériens et la peur de l’avion peuvent amener des touristes français vers la croisière, en Méditerranée notamment, où l’on peut accéder aux ports d’embarquement en voiture, en train ou par un vol de proximité, qui n’est pas anxiogène. Nos ventes de croisières sont en hausse. C’est peut-être le tourisme de masse, avec l’arrivée de paquebots géants, qui pourrait affecter l’image de la croisière. Mais l’offre est suffisamment variée pour satisfaire tout un chacun."

    Publié le : 21/11/2014
    • Régir
  • Jérôme Méchin : "Sur la sûreté, le client croisière n’a pas le même comportement qu’un client terrestre"
    Jérôme Méchin, travel consultant chez Day One, à Monaco. ©FD

    Jérôme Méchin : "Sur la sûreté, le client croisière n’a pas le même comportement qu’un client terrestre"

    "Non seulement le marché résiste, mais il se développe. Les croisières ne passent pas par des zones à risques, dans les pays touchés par Ebola par exemple. Quant aux escales perçues comme délicates, les compagnies peuvent les déprogrammer temporairement, comme ce fut le cas en Egypte et en Tunisie. Le client croisière n’a pas le même comportement qu’un client terrestre, quant à la question de sûreté. Il adaptera son itinéraire s’il est inquiet sur des destinations.

    Nous ne sommes pas questionnés par notre clientèle sur ces sujets car nous vendons essentiellement des transatlantiques et des itinéraires en Europe du Nord. Concernant les reports, je ne pense pas que le contexte géopolitique pousse des personnes qui n'en ont jamais fait à acheter des croisières. C’est un concept d’offre qui est choisi pour ses particularités."

    LIRE AUSSI : Top Cruise : Marseille dévoile ses ambitions pour 2015

    Publié le : 21/11/2014
    • Régir

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